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Coronavirus : Trump accusé d’avoir voulu acheter l’exclusivité d’un futur vaccin

Vaccin

Le président américain Donald Trump aurait cherché à acquérir l’exclusivité pour le territoire américain d’un éventuel vaccin contre le Covid-19, développé par une société allemande. Une affaire prise très au sérieux à Berlin, au nom de l’intérêt général et de la souveraineté nationale.

Prêt en “quelques mois”. Des mots qui ont retenu l’attention du président américain Donald Trump lors d’une table ronde à la Maison Blanche qui a réuni, le 2 mars, des représentants d’une dizaine d’entreprises travaillant sur un possible vaccin contre le Covid-19. Ils ont été prononcés par le responsable de la branche américaine de Curevac, une société allemande de biotechnologie, qui travaille sur un possible remède au coronavirus. Depuis samedi 14 mars, cette entreprise est au cœur d’une bataille diplomatico-sanitaire entre l’Allemagne et les États-Unis.

Le président américain aurait tenté d’attirer les chercheurs allemands de Curevac aux États-Unis et aurait même voulu acheter l’exclusivité pour le sol américain d’un éventuel vaccin, a rapporté le site du magazine allemand Welt Am Sonntag, samedi 14 mars. Citant des sources gouvernementales allemandes, le journal précise que la Maison Blanche était prête à payer jusqu’à un milliard de dollars pour s’assurer que le médicament en développement dans les laboratoires allemands bénéficie en priorité aux Américains.

“Le capitalisme a ses limites”

En Allemagne, cette rumeur d’une tentative américaine de faire main basse sur les travaux de chercheurs allemands est très mal passée. “Le capitalisme a ses limites. Ce que le gouvernement américain a fait est un acte extrêmement hostile”, a réagi Karl Lauterbach, un épidémiologiste et député allemand du SPD, le parti social-démocrate de centre-gauche.

La plupart des responsables politiques outre-Rhin ont souligné l’importance de travailler à un médicament dans l’intérêt général. “Si un vaccin devenait disponible, il devrait bénéficier à tous. Tout autre scénario serait scandaleux”, a martelé Bärbel Bas, vice-présidente du groupe parlementaire SPD au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

Avec France 24


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