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SLECG : Aboubacar SOUMAH menace de lancer un nouveau mot d'ordre de grève

Le gouvernement guinéen entend mettre en place de nouvelles structures du syndicat libre des enseignants et chercheurs de guinée, au dire du secrétaire général de la dite structure (SLECG), Aboubacar SOUMAH.

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Ce dernier accuse le porte parole du gouvernement guinéen Albert Damantang CAMARA de vouloir saper le SLECG actuel

«  le mal des travailleurs en Guinée. C'est un ministre qui ne maitrise pas les textes qui régissent les relations entre le gouvernement et les organisations syndicales.  Lorsque nous lui avons adressé une correspondance dans laquelle nous l'informons du renouvèlement des bureaux ou de la validation des bureaux que nous avons au niveau de son département, il nous répond qu'il a été déjà saisi par une branche du SLECG qui doit tenir son congrès. Donc qu'il nous invite à nous confirmer à la correspondance que l'inspection du travail nous a adressé, correspondance dans laquelle, l'inspecteur nous demandait de reprendre le congrès. Et que lui pour le moment, il n'est pas prêt à collaborer avec nous si nous ne sommes pas dans cette logique »,

souligne le secrétaire général du SLECG.

Par ailleurs, Aboubacar SOUMAH menace de lancer un nouveau mot d'ordre de grève si cette élection arrive à se tenir  « Nous avons informé le médiateur de la République (Mohamed Saïd FOFANA) , Tibou CAMARA  n'est pas encore informé. Donc, si toute fois le gouvernement se permet d'appuyer cette branche là pour l'organisation d'un éventuel  congrès du SLECG, nous allons déclencher immédiatement une grève sur toute l'étendue du territoire national et demander le départ de Damantang CAMARA (Porte Parole du gouvernement », menace le secrétaire général du SLECG.

Interrogé également sur les remous  au centre universitaire de Kindia, Aboubacar SOUMAH estime que ces professeurs qui ont été mités  doivent être rétablis dans leurs fonctions initiales.

«  j'ai rencontré à deux reprises le ministre de l'enseignement supérieur. S'ils ne prennent pas des dispositions, nous, en tout cas, nous  irons plus haut. Il faut qu'ils rentrent dans leur droit en les affectant dans leurs postes parce que c'est des syndicalistes qui ont été mutés pour fait de grève. Dans la logique du protocole d'accord, il faut que ces enseignants reprennent leurs postes »,

conclut le syndicaliste Aboubacar Soumah.

Alghassimou Yali Bah pour 224infos.org


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