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Petits métiers : immersion dans le monde des menuisiers

sekou savane menusier

Sekou Savané pratique le métier de la menuiserie depuis 30ans. Son atelier se trouve  à Dabondy bafond, dans la commune de Matam. Selon lui, si ce métier était une opportunité pour les pratiquants il y a quelques temps, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Car, dit-il, ce métier rapporte peu de nos jours.

« Vers les temps de feu Général Lansana Conté, on achetait un madrier à 3.0000fg, mais de nos jours, on n'est obligé de dépenser plus de 900.000fg,  voir même 950000fg. Moi je suis dans ce métier mais l'avantage est très peu actuellement. Ce qu'on gagne, c’est  juste pour la dépense à la maison », déplore notre interlocuteur.

Sekou Savané plaide les autorités, de leur venir en aide, afin que les menuisiers en profitent efficacement

« l'Etat guinéen doit nous aider. L'État ça concerne tout le monde, ce n'est pas seulement une entité donnée. Eux qui ce trouvent dans le gouvernement, de nous venir vraiment en aide. Parce que même pour faire un bureau, il faut une porte, une table, des chaises. Donc avec tout cela, ça veut dire que la menuiserie est vraiment fondamental »,

affirme Sekou Savané.

Contrairement au premier interlocuteur, Bangaly Sylla, menuisier aussi, mais à Bonfi dans la commune de Matam, lui, pointe du doigt la responsabilité des services des eaux et forets, qu'il accuse de faire du trafic du bois

« Ces services prennent du bois pour envoyer ça dans la sous région ou même en Europe. Si le gouvernement interdit toute coupure du bois et que ces gens coupent du bois pour revendre ça ailleurs, Ce n’est pas bien. Alpha Condé doit prendre sa responsabilité. Surtout au niveau du  ministère chargé des eaux et forêts. Ils ne font absolument rien que d'arnaquer les menuisiers. En tout cas si Alpha Condé parle de changement, nous, on n'a pas constaté ce changement chez nous. Le gouvernement doit lutter contre cela », affirme Bangaly Sylla.

Bangaly Sylla

Il faut noter que ces ateliers de menuiserie regorgent beaucoup de jeunes qui, au lieu de passer leur temps à s'amuser, préfèrent travailler dans ces ateliers pour subvenir à leur besoin.

N’Famoussa Siby


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