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Un corps sans vie été retrouvé au Commissariat Central du Stade du 28 septembre

Commissariat Central du Stade du 28 septembre : les conditions dans les quelles est décédé Abdoulaye Soumah.

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Un corps sans vie été retrouvé dans les locaux du Commissariat Spécial du Stade du 28 septembre, dans la commune de Dixinn.

Le jeune du nom de Abdoulaye Soumah, maçon de profession était âgé d'une trentaine d'année. Il a été admis dans ce Commissariat suite à une plainte portée contre lui pour tentative de vol.

Yaya Cissoko, témoin et beau frère du défunt, relate les conditions dans les quelles ce jeune a été emprisonné.

« Ce qui s'est passé ici, ce n'est pas la première fois. Le jeune ils l’ont appelé pour faire un travail, après tout, ils ont fait sortir quelques bagages du magasin. Les carreaux restants, il a pris ça pour revendre. Quand le propriétaire est venu, il a dit que ses carreaux ont disparu tout en insultant (injures grossières) la personne qui a pris ses carreaux. S'en ai suivi des discussions avec le jeune. On n'a tout fait mais il n'a pas compris. Il a décidé d'enfermer le jeune au niveau du commissariat Spécial du Stade du 28 septembre. Le jeune a passé cinq(5) jours dans ce commissariat. Au sixième jour, ils (les policiers) ont frappés le jeune jusqu'à ce que mort s'en ai suivi », explique ce témoin.

Il indique également

« ils (les policiers) ont fait sortir le jeune de la prison vers 19h, pour le déposer au niveau de la morgue de l'hôpital Donka; mais ces derniers n'ont pas accepté d'accueillir le corps du jeune. C'est finalement à l'hôpital Ignace-Deen qu'ils (les policiers) ont pu déposer le corps du jeune Abdoulaye Soumah. Quand nous sommes venus le dimanche pour faire des enquêtes pour voir si effectivement il est décédé, personne n'était au poste de police ce jour là. Lorsqu'on n'a appelé le central c'est là qu'ils nous ont confirmé que le jeune est effectivement décédé », ajoute Yaya Cissoko.

Selon ce témoin toujours, les policiers de ce Commissariat ont corrompu les prisonniers afin de ne pas dire les circonstances dans les quelles le jeune Abdoulaye Soumah est décédé.

« Quand je suis venu au commissariat après l'enterrement, j'ai parlé avec un prisonnier qui partageait la cellule avec Abdoulaye (le défunt) il m'a fait savoir que les policiers avaient enchainé le jeune avant de le frapper à mort. C'est là que j'ai saisi le commissaire sur la question. Et quand nous sommes revenus vers le prisonnier c'est en ce moment qu'ils (les policiers) ont menacé le jeune (prisonnier) si toute fois il s'hasarde à dire la vérité. Et quand je lui ai redemandé il a changé de version en disant que le jeune s'est cogné la tête contre le mur », à laissé entendre ce témoin.

Yaya Cissoko nous a laissé entendre que cet acte ne restera pas impuni, il promet de passer par tous les moyens afin que justice soit rendu dans cette affaire.

Il faut noter que nos tentatives pour avoir la version des autorités du dit commissariat ont été vaines.

Alghassimou Yali Bah pour 224infos.org


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