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Rapport Reporters Sans Frontière 2018, la Guinée recule de 3 points.

L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) témoigne de l’accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes. L’hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties.

La guinée classée 101e l'année dernière a rétrogradé de trois points et se retrouve 104e sur 180 pays.

Sidi Diallo Syndicat professionnel de la presse

Cette situation est dû selon Sidi Diallo, du Syndicat professionnel de la presse privée de Guinée, aux différents acharnement dont sont victimes les journalistes guinéens

"on n'est pas surpris de ce rapport. Malheureusement la guinée a un peu dégradé concernant le classement. Mais de l'autre part,  on peut voir des explications liées à cela. Vous savez-vous  très bien,  que ça fait plusieurs années que la presse s'est battue pour qu'il y ait lumière d'abord sur l'assassinat de notre confrère Koula Diallo et jusqu'à présent y'a aucune suite. Et aussi y'a la disparition de Cherif Diallo.  Malgré toutes les manifestations qu'on n'a eu à mener sur le terrain, il n'y a pas de résultats. Ça ne fait pas trois mois aussi,  il  y a eu cet acte au niveau  de la police de  Matam  où  des journalistes ont été battus,  certains ont été blessés et d'autres ont perdus même leurs biens. Jusqu'à présent,  malgré la plainte déposée par les associations de patrons de presse,  il n' y a aucune suite favorable. Sans oublier aussi les acharnements dont la plupart des  confrères sont victimes. C'est le cas notamment de Moussa Moïse Sylla. Et le syndicat à aussi reçu une lettre de convocation,  contre un de nos confrères du journal Tremplin par le directeur de la douane. Y'a aussi cette menace de fermeture de certaines radio...Donc, ça ne fini pas, les problèmes",

explique ce responsable du syndicat professionnel de la presse privée en guinée.

Par ailleurs, Sidi Diallo interpelle tous les acteurs de la communication à se mettre en cause.

"c'est aux autorités et aux acteurs de la communication, tout un chacun de revoir la situation de se mettre en cause, parce que ça ne donne pas du tout l'honneur à notre pays qu'on continue de rétrograder en matière de liberté de la presse",

a indiqué Sidi Diallo, avant de saluer quelques acquis enregistrés comme la floraison des  émissions interactives dans plusieurs radios  permettants  aux citoyens de s'exprimer librement.

N'Famoussa Siby pour 224infos.org


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