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Justice: « Il n'y avait rien dans ce dossier » dit Makanera Kaké

makanera kake

Suite à l'annulation de la poursuite judiciaire à l'encontre de certains leaders de l'opposition, Makanera Kaké, dit

« Il  n'y avait rien dans ce dossier »

C'est suite à l'attaque du Commissariat Urbain de police de Cosa situé dans la commune de Ratoma lors de la dernière manifestation de l'opposition républicaine, que cinq leaders de l'opposition ont été poursuivis par le procureur près le tribunal de première instance de Dixinn. Ces leaders dont Makanera Kake le porte parole de l'opposition guinéenne étaient convoqués ce jeudi au TPI de Dixinn. Mais la poursuite  été annulée  ce jeudi. Joint par téléphone par notre rédaction, Alhousseny Makanera Kaké, dit que  ce dossier était vide et les membres de l'opposition sont victimes de harcèlement.

« J’ai été informé par mon avocat que la procédure avait été annulée. Le dossier était vide, y avait rien. C'est un simple harcèlement judiciaire pour neutraliser l'opposition puis qu'il y'a un agenda qui est aujourd'hui un secret de polichinelle. Donc il fallait neutraliser, écarter ceux qui peuvent s'opposer au troisième mandat. En utilisant l'instrumentalisation de la justice. Si non comment ceux qui sont chargés  de sécuriser la commission d'organisation, les manifestants et ceux qui ne  manifestent pas et leurs biens,  puissent porter plainte parce qu'un commissariat a été incendié. Là où même les policiers n'ont pas pu protéger, c'est cinq personnes qui pourraient le faite ? », S’interroge  Makanera Kaké.

L’ancien ministre de la communication du régime Conde et actuellement porte parole de l'opposition souhaite par la même occasion, la libération des autres « prisonniers d'opinion » du régime Alpha Condé.

« Je voudrais que d'autres prisonniers d'opinion, surtout les plus anonymes puissent  bénéficier de la même chose que nous. Et que cela interpelle tous les guinéens épris de paix et de justice de se mobiliser,  pour éviter qu'à l'avenir d'autres guinéens ne soient  aussi victime du même harcèlement judiciaire compte tenu de leur opinion politique »,  indique par ailleurs, le porte parole de l'opposition républicaine.

Il faut dire que l’annulation de cette poursuite judiciaire, a sans doute amené les opposants à reporter à leur tour la journée ville morte qu’ils avaient appelé ce jeudi 03 mai 2018.

Cette actualité relance à nouveau la problématique de l'indépendance de la justice en Guinée.

N'Famoussa Siby pour 224infos.org


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