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Violences basées sur le genre: A la rencontre du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée

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Les violences basées sur le genre constituent une préoccupation de plusieurs acteurs de la société civile guinéenne. C’est le cas notamment de l’ONG Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée qui fait de la lutte basée sur le genre son cheval de bataille.

Nous avons rencontré Hadja Idrissa Bah présidente du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée.

Idrissa Bah, présidente  de la structure, est d'abord revenu sur les objectifs de l'ONG "Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée"

« nos objectifs aujourd’hui c’est de lutter contre la maltraitance d’abord des enfants mais aussi de lutter contre les violences  basées sur le genre en spécifiant surtout le mariage des enfants parce que cela empêche l’émancipation de la jeune fille. A  part aussi le mariage des enfants, nous avons les mutilations génitales féminines dont la Guinée est le deuxième pays sur le plan mondial après la Somalie mais aussi les cas de viol à l’encontre des petites filles  de 5 ans ou 6ans  en Guinée. Nous luttons contre ce fléau qui empêche l’émancipation de la jeune fille. On estime que la jeune fille peut s’épanouir seulement si elle est encadrée, elle est protégée contre toutes ses pratiques néfastes sur sa santé » a expliqué Hadja Idrissa Bah.

De l’autre côté Hadja Idrissa s’est exprimé également sur la question de mendicité des enfants. Selon elle, il n’y a pas suivi dans la lutte contre cette pratique malgré les efforts fournis

« j’avoue que ce fléau de mendicité nous n’avons pas commencé aujourd’hui la lutte. Ça a commencé depuis belle lurette. Mais le problème c’est qu’il n’y a pas un suivi. Nous n’avons jamais cessé de faire de sensibilisations, des plaidoyers vers les parents qui utilisent ces enfants comme des sources de revenu dans les rues », indique-t-elle.

Par ailleurs, la présidente du club des jeunes filles leaders de Guinée  a évoqué les difficultés auxquelles sa structure est confrontées de nos jours avant de  demander un accompagnement de la part de l’Etat

« Aujourd’hui notre difficulté ce n’est que l’accompagnement qui nous manque. C’est-à-dire on n’a besoin d’un siège ou rester faire nos réunions. Aujourd’hui on fait nos réunions où ? On fait nos réunions à la société civile qui n’est pas un lieu approprié pour les réunions. On n’a besoin vraiment d’un budget pour pouvoir agir quand nous recevons des alertes. Nous n’avons pas créé cette ONG pour nous enrichir. Nous avons créé cette ONG pour que les filles puissent passer par nous afin que l’on puisse les aider parce que nous sommes des filles, nous savons ce qu’elles sont en train de vivre et nous savons les solutions qu’il faut apporter pour qu’elles puissent sortir de ce pétrin », conclut Hadja Idrissa Bah.

N’Famoussa Siby pour 224info.org


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