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Aboubacar Soumah durcit le ton « Continuons à rester à la maison »

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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a appelé ces membres à une assemblée générale ce samedi, 20 octobre 2018 au siège du dit syndicat sis à Donka dans la commune de Dixinn. Ils étaient nombreux les enseignants qui ont répondu à l’appel du SLECG.

Dans une salle archi-comble, le secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah s’est tout d’abord félicité de la venue des enseignants à cette assemblée. Puis, au secrétaire général de demander aux enseignants

« Vous avez suivi la déclaration du chef de l’Etat, vous avez suivi le compte rendu du conseil des ministres du jeudi. Le président demande l’application de la loi dans toute sa rigueur. Implicitement, gelé les salaires de tous les enseignants grévistes. Est-ce que vous allez continuer à rester à la maison parce qu’on menace de bloquer vos salaires ? Interroge le secrétaire général, la réponse est sans équivoque oui, disent les enseignants grévistes », dit Aboubacar Soumah.

Poursuivant son intervention, Aboubacar Soumah a invité donc les enseignants à poursuivre le mot d’ordre lancé par le bureau exécutif du SLECG

« Continuons à rester à la maison. Si nous ne le faisons pas alors notre avenir est compromis. L’avenir du pays est compromis et l’avenir de nos enfants est compromis. Donc continuons à rester à la maison en obéissant au mot d’ordre de grève lancé par votre bureau exécutif qui se trouve devant vous maintenant là », indique Soumah.

Plus loin, le meneur de combat pour un salaire de base de huit millions de francs guinéens pour les enseignants s’est à nouveau attaqué au premier ministre chef du gouvernement Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Pour Aboubacar Soumah, le PM ne peut en aucun cas agenouiller le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée

« Vous savez le premier ministre est entrain de défier le mouvement syndical guinéen. Il a agenouillé les centrales syndicales en refusant catégoriquement de céder à la revendication face à l’augmentation du prix du carburant. Les centrales ont demandé de maintenir à huit mille francs mais il dit gnète. C’est resté là. Au port, la population à dit pas de concession au port il a dit gnète. Aujourd’hui au port, le contrat est déjà signé. Et il a dit qu’il va faire face au grand SLECG, qu’il va agenouiller le SLECG. Est ce qu’il peut agenouiller le grand SLECG ? Est ce qu’il peut anéantir le mouvement syndical guinéen ?  Interroge Aboubacar Soumah, non et non répondent les enseignants », a martelé le secrétaire général.

M. Soumah persiste

« Alors Chers enseignants de Guinée, la couche enseignante est le baromètre de la société. Dans tous les pays du monde, l’éduction c’est le baromètre de la société. Aujourd’hui si toutes les entités sociales sont défier, nous éducation en tant que intellectuelles, nous devons prendre notre responsabilité en main et continuer à observer le mot d’ordre de grève pour que nous puissions obtenir quelque chose de consistant dans les huit millions », a déclaré Aboubacar Soumah.

Et pour finir, il appelle la mobilisation :

« J’invite tous les enseignants titulaires de continuer à observer le mot d’ordre de grève en restant à la maison. Que personne d’entre vous ne mette pied à l’école jusqu’à la satisfaction totale de notre revendication », a conclu Aboubacar Soumah.

N’Famoussa Siby pour 224infos.org


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