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Aboubacar Soumah menace « nous allons rester à la maison jusqu’en 2020 »

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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG était réuni en assemblée générale extraordinaire au siège de la structure syndicale situé à Donka dans la commune de Dixinn.

Il était question pour les responsables du SLECG de faire la restitution des différentes rencontres qu’ils ont eu avec les différents acteurs de la vie socio politique du pays notamment celle du député Honorable Amadou Damaro Camara dans le cadre de la résolution de la crise dans le secteur éducatif guinéen et invité les enseignants à plus de courage dans l’observation de la grève générale illimitée.

Ils étaient nombreux, les enseignants à répondre à l’appel du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée ce mercredi 7 novembre 2018 à assister à l’assemblée du SLECG.

D’entrée, le secrétaire Aboubacar Soumah a remobilisé les enseignants à rester serein dans l’observation de la grève générale, car selon lui tant que la structure syndicale n’a pas une proposition concrète de la part du gouvernement sur les huit millions la grève ne sera pas levée et cela s’il faut jusqu’en 2020

« Nous sommes déterminé à changer notre condition de vie et de travail. Et pour cela aucune intimidation, aucune menace ne devrait nous faire reculer. Nous sommes encore une fois de plus encore engager, déterminer vaille que vaille, coute que coute à obtenir un montant consistant sur les huit millions que nous avons proposé. Sans cela, nous continuerons la grève jusqu’en 2020. Puis que le gouvernement a dit que lui jusqu’en 2020 pas de négociation, pas d’augmentation de salaire, donc nous aussi nous allons rester à la maison jusqu’en 2020…Chers enseignants et enseignantes de Guinée ne reculons pas.  Nous n’avons aucune option politique. Notre revendication est purement syndicale. Nous cherchons à améliorer nos conditions de vie et de travail. Si cela nous ait accordé même maintenant on suspendrait la grève », a déclaré Aboubacar Soumah.

Plus loin, le secrétaire général du SLECG estime que le gouvernement est entrain de tromper l’opinion nationale et internationale sur le démarrage des cours dans les établissements scolaire

« ils (gouvernement) sont entrain de tromper le peuple en disant que les cours ont repris. Dans quelle école les cours ont repris ? s’interroge-t-il. De Conakry jusqu’à Yomou ils (gouvernement) n’ont qu’à vérifier. Alors qu’on cesse de tromper le peuple. Qu’on cesse de tromper les parents d’élèves. Qu’on cesse d’intoxiquer l’opinion nationale et internationale. Les cours n’ont pas repris, qu’on soit conscient de cela », a indiqué le général Soumah

Soumah invite le gouvernent à faire face à leur revendication

« Alors ils (gouvernement) n’ont qu’à faire face à notre revendication s’ils accordent de l’importance, du crédit à l’éducation nationale de Guinée ils n’ont qu’à nous faire appel et ouvrir les négociations pour nous faire des propositions concrètes. Pour notre part, notre bureau exécutif national à votre nom, est prêt pour le dialogue. Nous sommes prêts à aller pour les négociations mais pas des négociations anonymes. Pas avec des personnalités qui viennent se présenter à nous ici avec le prétexte qu’ils ne sont pas mandaté par le gouvernement », précise le secrétaire général Aboubacar Soumah faisant ainsi allusion aux multiples visites que le SLECG a eu à recevoir.

S’agissant de ces visites, le secrétaire général adjoint du SLECG Oumar Tounkara a rappelé le contexte dans lequel les cadres de l’Etat dont Amadou Damaro Camara ont effectué le déplacement au près du SLECG pour la sortie de crise. Selon lui, ces cadres ont invité les enseignants d’accepter de reprendre cours dans les écoles. Ce qui a été rejeté en bloc par les enseignants présents à cette assemblée

« Il y a six jours, nous ne cessons de recevoir de hautes personnalités de notre pays. Des ONG et des députés qui viennent en leur propre nom pour parler aux uns, exprimer leur sentiment au SLECG et dire ce qu’ils attendent du SLECG. Les deux dernières délégations que nous avons reçu sont celles du député Amadou Damaro Camara, l’honorable Aboubacar Soumah et l’honorable Deen Touré…ces entités demandent que les enseignants acceptent d’aller en classe, dit-il, répondent non et non les enseignants ».

Il faut noter, que le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée conduite par son secrétaire général Aboubacar Soumah a déclenché cette grève générale illimitée depuis le 3 octobre 2018. Le SLECG réclame une meilleure condition de vie et de travail.

N’Famoussa Siby pour 224infos.org


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