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Situation politique, grève des enseignants…, Amadou Oury Barry citoyen donne son point de vue.

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Ils sont nombreux, les citoyens guinéens très préoccupés par la situation socio politique et économique très pénible que traverse la Guinée depuis un certain temps. Parmi ces citoyens, figure Amadou Oury Barry du quartier Kenendé dans la commune de Dubréka. Il s’est prononcé sur les crises qui secouent le pays. Crises nées des élections communales du 04 février dernier où encore la grève générale illimitée du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée dans le secteur éducatif.

Rencontré ce Lundi, 31 décembre 2018, Amadou Oury Barry citoyen résidant à Kenendé dans la commune de Dubréka a fait tout d’abord un bilan général de la situation sociopolitique et économique du pays. Il  estime que l’année 2018  a été une année d’espoirs ratés

« Cette année a été une année d’espoirs ratés. La jeunesse est complétement oublié d’elle-même, la société civile complètement anéantie, l’économie de notre pays va en lambeau. Il suffit d’aller au marché parallèle ou à la banque centrale pour constater cela. Les intellectuels continuent de dire toujours que la croissance macro-économique fonctionne et pourtant ça ne fonctionne pas », dit-il.

Notre interlocutoire a déploré également l’absence des jeunes dans les postes de prises de décision dans le pays particulièrement dans les différentes commune urbaine du pays

« Les élections communales viennent de se dérouler. Dans aucune commune un jeune n’a été élu maire tous sont des vieux de 65 et 70 ans il n’y a pas moins de 30 ans. Et pourtant dans les autres pays tel n’est pas le cas », a déploré Amadou Oury Barry.

La situation de l’école guinéenne n’a pas été ignorée par notre interlocuteur. Selon lui la responsabilité est partagée dans la l’enlisement  de cette crise mais l’Etat est fortement responsable

« De ce côté, la responsabilité est partagé mais la plus lourde responsabilité appartient à l’Etat parce que c’est l’Etat qui gouverne. Il n’y a pas un endroit où l’enseignant peut se débrouiller si ce n’est pas avec son salaire. Vous pouvez compter parmi 100 enseignants 10 seulement ont construit une maison c’est parce qu’ils sont pauvre. Les enseignants aussi ont mal débuté la grève en demandant huit millions obligatoirement sans négociation. Ça a donné aussi à l’Etat une position radicale. L’Etat aussi devrait montrer une bonne foi d’accompagner ces enseignants pour qu’on dise au moins l’Etat a fourni un peu d’effort », signale Amadou Oury Barry.

De l’autre côté, Amadou Oury Barry a fustigé la légère baisse du litre du carburant à la pompe. Pour lui, cette réduction n’a aucune incidence sur le panier de la ménagère. Il invite cependant, le gouvernement à diminuer de plus sur le prix du litre du carburant

« Personnellement, cette réduction ne me fait ni chaud ni froid. Le citoyen qui est à Yokounkoun, quand il y a baisse, il doit le sentir normalement mais ce n’est pas le cas. Lorsque le baril était à 85 dollar la Guinée a vendu le litre du carburant toujours très cher. Lorsque ca a baissé à 70 dollar, la Guinée a vendu toujours cher. Quand ça baisse jusqu’à 40 dollar je pense que la Guinée devrait baisser le prix du carburant », conclut notre interlocuteur.

N’Famoussa Siby 224infos.org


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