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Journée de l'écrivain africain : « Le meilleur défenseur des libertés humaines au monde ce sont les écrivains »

Monenembo

Quelle place pour l'écrivain dans le développement socioéconomique d'un pays?

Le monde célèbre chaque 07 novembre la journée de l'écrivain africain. Thierno Saidou Diallo `` Tierno Monénembo '', écrivain guinéen et auteur de plusieurs œuvres à succès est revenu dans cet entretien sur la place de l'écrivain dans le développement socio-économique de son pays.

C'est autour du thème «Littérature et pandémie, la riposte des écrivains africains face à la covid-19» que la 28ème journée de l'écrivain africain est célébrée. Cette célébration relance le débat de la place des écrivains dans le développement de pays ainsi que des actions qu’ils impliquent dans ce sens.

Pour l'écrivain Tierno Monénembo, aucun endroit n'existe pour l'écrivain à priori. Cette place se conquiert et se prend.

«Plus sur garde la bouche ouverte, la plume alerte, plus l'écrivain occupe une place, à la place qu'il mérite. Il n'y a pas une place à priori pour un écrivain dans notre société mais les écrivains africains sont entraînés aujourd'hui d'occuper une place progressive », l'informe l'auteur.

Selon le célèbre écrivain, malgré les contraintes et les dictateurs, les écrivains doivent obligatoirement être aux débats démocratiques et choisi important, cela fait avancer le débat.

«Le meilleur défenseur des libertés humaines au monde ce sont les écrivains. Ce n'est pas pour rien que les écrivains sont les êtres les plus menacés au monde. Partout dans le monde le mar les écrivains. Pourquoi? Parce qu'on parle et les gens n'aiment pas qu'on parle à leur place », révèle Tierno Monénembo. Au vu de cela, il a invité les écrivains, les artistes, les jeunes et les femmes à parler de voiture selon lui si un seul guinéen se tait, le pays pourrait être en danger.

En Guinée, oui les écrivains prennent leur place dans le développement du pays malgré les conditions très difficiles fait remarquer l'auteur.

«Les jeunes guinéens qui ont beaucoup de talent n'ont pas eu cette chance comme moi de faire le monde, de rencontrer d'autres écrivains, d'autres livres, d'autres manières de penser et d'écrire ... C ' est entrain de se faire et ça va se faire. Les écrivains ont toujours joué leurs rôles. Je reçois tous les jours des manuscrits d'étonnantes jeunes filles qui présentent les problèmes sérieux de la société, la place de la femme dans la société qui est un sujet essentiel à mon avis de la définition de l'Afrique. Tant que la femme africaine restera marginalisée, l'Afrique sera elle-même marginalisée », a déclaré le récipiendaire du prix Renaudot.

Vivre encore cette journée qui célèbre l'écrivain africain anime l'espoir en Tierno Monénembo car le travail n'est pas encore terminé et ne doit jamais être terminé à cause des débuts difficiles de la littérature, nous at-il confié. Il a également apprécié le fait que la littérature africaine soit de plus en plus féminine.

«C'est par le biais de la littérature qu'on parle aux gens, qu'on parle au monde entier et les femmes africaines ont tellement de choses à dire qu'il est presque devenu nécessaire pour elles de prendre la plume. Il faut s'exprimenter, elles disent qui elles sont, ce qui se passe dans leurs têtes », a expliqué l'auteur du" Roi du Kahel ".

Aux jeunes écrivains guinéens, l'auteur a encouragé la continuité automobile

«Le travail est très difficile. C'est un travail qui est très ingrat. On ne vit pas de sa plume mais on en meurt et c'est bon de mourir pour les belles idées, c'est bon de mourir pour la liberté ».

Elisabeth Zézé Guilavogui


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