Guinée : le premier Recensement général des entreprises officiellement institué
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a institué le premier Recensement général des entreprises (RGE1) en Guinée. Cette opération vise à établir une meilleure connaissance du tissu économique national et à disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques et la planification du développement.
Le recensement concerne notamment les entreprises et unités économiques disposant d’un local professionnel fixe. Les Institutions sans but lucratif (ISBL) exerçant des activités non marchandes, notamment les ONG, associations, syndicats et lieux de culte, sont également prises en compte.
Certaines catégories d’activités ne sont toutefois pas concernées par cette opération. Il s’agit notamment des commerçants ambulants et des prestataires itinérants, des unités informelles intervenant dans l’agriculture, l’élevage ou la pisciculture, ainsi que des acteurs du transport informel tels que les taxis, taxis-motos et taxis-bus.
Les ministères, les services déconcentrés de l’État, les communes et autres collectivités sont également exclus du dispositif. Il en est de même pour les établissements publics administratifs exerçant des activités non marchandes, les unités économiques nouvellement créées qui n’ont pas encore commencé leurs activités et, plus largement, toute structure ne disposant pas d’un local professionnel fixe répondant aux critères retenus.
Une opération prévue en six étapes
La mise en œuvre du RGE1 se fera progressivement. Le processus débutera par la préparation des outils de collecte et la mobilisation des équipements nécessaires, notamment les tablettes destinées aux agents.
Une campagne de sensibilisation sera ensuite menée auprès des autorités locales et des responsables d’entreprises. Elle sera suivie d’une phase pilote destinée à tester le dispositif avant le lancement du dénombrement général des unités économiques.
Après la collecte, les données feront l’objet d’un traitement et d’une analyse. Les résultats seront ensuite publiés et diffusés, d’abord sous une forme préliminaire, puis dans leur version définitive.
Un dispositif de pilotage à plusieurs niveaux
La conduite du RGE1 repose sur une organisation institutionnelle impliquant plusieurs départements de l’État. Le Conseil national du RGE (CNRGE) sera placé sous la présidence du Premier ministre.
Le ministre du Plan occupera la première vice-présidence, tandis que le ministre de l’Industrie et du Commerce sera deuxième vice-président. Plusieurs autres départements ministériels apporteront leur concours à la réalisation de l’opération.
Sur le plan technique et opérationnel, le Bureau technique du RGE (BTR) assurera l’exécution du recensement, sous la supervision du Directeur général de l’Institut national de la statistique (INS).
Un financement assuré par plusieurs sources
Le financement du RGE1 reposera principalement sur des dotations de l’État, auxquelles pourront s’ajouter des financements extérieurs ainsi que des dons et legs.
Les ressources mobilisées seront administrées à travers un compte dédié ouvert au niveau de l’INS et soumis aux règles de la comptabilité publique.
À travers ce premier recensement général des entreprises, les autorités guinéennes entendent renforcer la disponibilité des statistiques économiques et disposer d’une photographie plus précise du secteur productif. Les données recueillies devraient ainsi contribuer à une meilleure planification des politiques économiques et des actions de développement du pays.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos
