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Grève du SLECG : Mohamed Bangoura n’est pas pour « Négatif, pour moi la grève est le dernier recours »

Mohamed-Bangoura-SLECG

La grève annoncée dans le secteur de l’éducation par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) ne fait pas l’humanité. Certains estiment qu’il serait préférable de privilégier le dialogue autour des points d’achoppement dans le protocole d’accord. C’est le cas notamment de Mohamed Bangoura, le porte parole suspendu du SLECG.

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par le secrétaire général Aboubacar Soumah entend déclencher une grève générale illimitée dans le secteur de l’éducation à partir du 9 janvier. Le SLEG entend par cette démarche pousser le gouvernement guinéen à faire une proposition autour d’un salaire de 8 millions de francs guinéens pour les enseignants.

Pour Mohamed Bangoura porte parle du SLECG (suspendu), joint par notre rédaction, il serait préférable de privilégier le dialogue la grève vient en dernier recours.

«Pour ma part, en qualité d’enseignant non pas en qualité de chargé de communication du SLECG ni encore moins du deuxième porte parole de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée j’aurai souhaité que l’USTG dirigé par le camarade secrétaire général Abdoulaye Sow  ainsi que le gouvernement guinéen et le SLECG puissent s’asseoir autour d’une table de négociation où ils pourront discuter des différents points qui fâchent  la partie syndicale afin de trouver un compromis pour pouvoir sauver cette année scolaire 2019-2020… Négatif, pour moi la grève est le dernier recours, c’est aussi une solution mais nous utilisons la grève en dernier recours lorsque les discussions sont bloquées  et que lorsque le gouvernement refuse de faire des concessions », dit il.

Par ailleurs, le porte parole suspendu du SLECG soutient que le président de la République a fait beaucoup d’effort dans la mise ne pratique du protocole d’accord signé entre la partie gouvernementale et syndicale le 10 janvier 2019.

«Les différents  points d’accord obtenus lors de la signature  du protocole d’accord du 10 janvier  2019, tous les points ont été respectés par le chef de l’Etat. Prenez l’exemple sur le retour de nos salaires qui avaient été gelés  durant les 105 jours de grève, nos camarades de l’enseignement supérieur qui sont membres du bureau exécutif et qui ont été demi de leur fonction, arbitrairement, ont été rétablis à leur poste…le seul point qui fait aujourd’hui défaut c’est celui de trouver un compromis  autour d’un salaire de base de 8 millions », a déclaré Mohamed Bangoura.

En tout cas nombreux sont les guinéens qui ont une boule d’inquiétude dans le ventre sur  l’avenir de l’école guinéenne en ce début de l’année 2020.

N’Famoussa Siby, pour 224infos.org


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