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Vers une grève des enseignants : Des syndicalistes réclament de meilleures conditions de travail

Salifou Camara Secrétaire général de la FSPE

Un préavis de grève a été élaboré par la FSPE, le SLECG version Tounkara et le SNE. L'obtention d'une meilleure condition de travail des enseignants tel est le but visé par ces syndicalistes qui estiment que les acteurs du secteur éducatif vivent dans des conditions précaires.

Dans un entretien accordé à notre rédaction ce jeudi, 07 avril 2022, Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE a donné les raisons de la menace de grève qui plane sur le secteur. 

La FSPE, le SLECG version Tounkara et le SNE, après concertation, ces syndicalistes ont élaboré un préavis de grève. Le secrétaire général de la FSPE, Salifou Camara, évoque les raisons de cette menace de grève.

« Cela fait au moins six mois, nous menaçons le gouvernement par rapport à  l'amélioration de nos conditions de vie.  Alors,  nous avons été reçu par le ministre de l'enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation.  Une rencontre qui stipulait toujours sur nos problèmes.  Nous l'avons expliqué,  il a demandé à ce que nous pussions faire une note technique et c'est ce qui fut écrit et déposé. Après ça,  nous n'avons pas eu de suite.»

Poursuivant,  Salifou Camara revient sur quelques points énumérés dans le préavis de grève, ces revendications tournent autour des problèmes auxquels le secteur éducatif est confronté au quotidien

« premièrement d'abord,  nous avons l'augmentation de l'indice salariale. Deuxièmement nous avons l'augmentation de la pension pour les retraités et nos collègues enseignants qui sont à la retraite.  Nous avons aussi demandé une revalorisation des primes et indemnités. Parmis les primes nous avons entre autre, la prime de craie,  la prime de logement, la prime du transport,  la prime de préparation etc... Nous avons aussi parlé de la mise en disposition d'un budget de fonctionnement aux IRES DPE, DCE, aux chefs d'établissement c'est-à-dire aux écoles publiques. Et nous avons parlé aussi de l'engagement des contractuelles parceque nul n'ignore aujourd'hui,  il ya beaucoup d'écoles à l'intérieur du pays qui sont fermés parceque y'a pas d'enseignants.  Nous avons parlé du reclassement et la pris en charge des enseignants qui ont le Master 2, qui ont la licence, qui ont le deuxième certificat qui sont admis au cap».

Engagé dans le combat qu'ils mènent pour le bien être des enseignants guinéens, Salifou Camara attire l'attention du gouvernement sur les efforts  consentis par les acteurs du secteur éducatif.

« Si nous étions en face du gouvernement, nous leur dirons que tout simplement qu'ils savent combien de fois l'enseignant se déploie en classe et dans les écoles. Ils savent que c'est l'enseignant qui au poste à  06h ,  07h et rentre à 18h, à 22h il est assis entrain de travailler.  Ils savent qu'aucun travailleur ailleurs ne fait comme l'enseignant. Ils savent pertinemment que s'ils ont été ministre, s'ils été ce qu'ils sont aujourd’hui,  c'est parceque,  ils ont commencé par l'école. C'est grâce à l'école,  c'est grâce aux enseignants.  S'ils savent tout cela je crois que nous n,allons pas tirer au long, ils vont immédiatement satisfaire. Nos besoins très rapidement ».

Si toute fois le gouvernement ne satisfait pas leurs revendications, ces acteurs syndicales comptent déclencher une grève générale, illimité sur toute l’étendue du territoire. En attendant Salifou Camara appelle les enseignants à l'union sacrée.

Kadiatou Barry pour 224infos.org


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