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TPI Dixinn : ouverture du procès d’Etienne Soropogui contre Malick Sankon

Etienne-TPI

Ouverture ce jeudi 19 mars du procès de Etienne Soropogui poursuivis par le directeur général de la caisse nationale de la sécurité sociale pour diffamation. Une infraction sanctionnée par l'article 98, 108 et 110 de la loi organique 22 juin 2010 portant sur la liberté de la presse.

Appelé à la barre par le juge Alphonse Charles Wright, l’accusé après avoir entendu les faits qui lui sont reprochés a plaidé non coupable de l’infraction de diffamation en la personne de Malick Sankon.

A la question du juge, reconnaissez-vous les propos tel qu’articulé par moi ? Etienne Soropogui répond « je reconnais les propos articulés par vous mais ils ont été employés dans un cadre bien déterminé »

Tout au long des débats, le président du parti nos valeurs communes a tenté de justifier ces propos. Pour lui, il n'a fait que répondre aux agissements du directeur général de la caisse nationale de la sécurité sociale.

« Les propos que j'ai tenu sont des propos politiques tenus dans le cadre du débat public. Je n'ai pas tenu les propos dans son salon et je n'ai fait que reprendre aux propos qu'il avait tenu auparavant au siège du RPG Arc-en-ciel indiquant avoir en sa possession plus de 10.000 jeunes qu'il appel les chevaliers de la République pour s’attaquer à tous ceux qui s'opposent au pouvoir du président Alpha Condé » a expliqué Etienne Soropogui a la barre

Après avoir épuisé la phase des questions des différentes parties au procès, le juge Alphonse Charles Wright a renvoyé le procès pour le 9 avril pour comparution de la partie civile à savoir Malick Sankon.

Au sortir de l’audience, l’avocat de l’accusé se dit serein quant à la bonne issue de ce procès

« Nous avons essayé tout simplement de placer cette affaire dans son contexte. Nous sommes dans un contexte de durcissement généralisé du débat politique et c’est ce qui fait que des déclarations parfois condamnables viennent de partout. Nous considérons que les propos tenus par notre client qui sont considérés diffamatoires à simplement rendu service à la Guinée.  Il a fait une œuvre de salubrité publique. Parce que s’il n’avait pas dénoncé ce montage là peut être il y aurait des affrontements entre des éléments de la casse de Madina et éventuellement ceux qui tiennent des boutiques à Madina. Parce que l’objectif qui était visé était de dire que les véhicules qui ont été incendiés du côté de la casse étaient l’œuvre d'un groupe donné et en représailles ceux de la casse allaient s’attaquer à des boutiques à Madina », a réagi maître Mohamed Traoré

Pour Maître Lanciné Sylla l'un des avocats de Malick Sankhon partie civile dans cette affaire,

« Le prévenu reconnaît l'intégralité des propos diffamatoires mêmes si par ailleurs il dit qu'il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés, mais il se trouve que ces propos sont graves parce qu'il soutient que sans aucune preuve que notre client M. Malick Sankhon serait derrière l'incendie d'une dizaine de véhicules. Et il dit qu'il est totalement derrière. Le tribunal lui a posé des questions, le ministère public et la partie civile en ce qui concerne les preuves de ces allégations, il a été incapable d'administrer la preuve de ses allégations », a-t-il expliqué.

Rendez-vous est donné le 9 avril prochain pour la comparution de Malick Sankon.

Mamadou Samba Barry, pour 224infos.org


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