Kindia : le procureur apporte des précisions sur le décès du candidat condamné pour fraude au baccalauréat
Le décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat condamné pour fraude lors des examens nationaux, continue d'alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Face aux nombreuses interrogations suscitées par cette affaire, le procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a apporté des éclaircissements sur les circonstances de ce décès.
Le magistrat a expliqué que cette communication visait à informer l'opinion publique et à mettre fin aux rumeurs ayant circulé depuis l'annonce de la disparition du jeune candidat.
Selon le procureur, Mamadou Djouma Bah ne serait pas décédé en milieu carcéral. Il a affirmé que le jeune homme souffrait d'une pathologie antérieure, notamment de rhumatismes, avant même son arrivée à Kindia pour poursuivre ses études.
D'après ses explications, l'état de santé du candidat s'est dégradé alors qu'il était détenu. Informé de la situation, le parquet aurait autorisé son évacuation à deux reprises vers l'hôpital régional de Kindia afin qu'il bénéficie de soins. Face à l'absence d'amélioration, il a ensuite été remis à sa famille pour la poursuite de son traitement auprès de son médecin. C'est au cours de cette prise en charge médicale qu'il est finalement décédé.
Le procureur a également indiqué que les proches du défunt avaient confirmé que celui-ci souffrait déjà de cette maladie avant son installation à Kindia. Il a exprimé sa compassion à l'égard de la famille, tout en présentant ses condoléances.
Cette affaire relance également le débat sur la condamnation du jeune candidat, reconnu coupable de fraude au baccalauréat. Plusieurs ont voix exprimer une sanction jugée sévère. En réponse, Mamadou Bhoye Diallo a rappelé que la décision relevait de l'indépendance du tribunal et qu'en tant que représentant du parquet, il ne lui appartenait pas de commenter le jugement.
Il a par ailleurs précisé que le ministère public n'avait pas fait appel de la décision, estimant que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par les textes en vigueur.
Alors que l'émotion demeure vive, les explications du parquet apportent un premier éclairage sur cette affaire, qui soulève à la fois des questions sur la répression de la fraude aux examens et sur la prise en charge des détenus présentant des problèmes de santé.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos