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Sortie du procureur général Charles Wright : « il n’appartient pas au procureur de donner des instructions au CRIEF » ( Me Almamy Samory Traoré)

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Depuis la sortie médiatique hier jeudi du procureur général près de la cour d’appel de Conakry Monsieur Alphonse Charles Wright,  une sortie dans laquelle il a fait des dénonciations et ordonnés des poursuites sur des cas présumés de détournements de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux ne fait pas que des heureux dans le milieu judiciaire guinéen.

Depuis sa page Facebook, Maître Almamy Samory avocat inscrit au barreau de Guinée a réagit a cette sortie du Procureur Alphonse Charles Wright. Selon cet avocat, il n’appartient nullement au procureur général de donner des instructions au procureur spécial près de la CRIEF.

Lisez !

« Il n’appartient nullement au procureur général près la cour d’appel de Conakry de donner des instructions au procureur spécial près la CRIEF (article 19 de l’ordonnance sur la CRIEF). Il n’en a pas le pouvoir. Le faire c’est méconnaître les règles procédurales car le second a une compétence nationale alors que le premier non.  Par ailleurs, les instructions que reçoivent les procureurs d’instance du procureur général sont écrites. Ce qui signifie qu’il n’appartient pas à lui de faire une publicité du contenu desdites instructions écrites. Une telle publication appartient aux procureurs d’instances dans le strict respect des règles procédure et du respect du droit à la défense. On me dira que qui peut le plus peut le moins sauf que sur ce point précis, la loi est très claire. En effet, l’article 8, alinéa 2, du code de procédure pénale est très clair, le procureur de la république peut, d’office et à la demande de la juridiction d’instruction ou des parties, rendre public des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause.  Il est évident sur la base de cette disposition que la déclaration du PG devant la presse sur les dossiers à lui transmis par l’AJE est dépourvue du tout fondement légal. Aussi, on est droit de s’interroger sur l’opportunité de faire une telle déclaration sur des infractions qui ne relèvent pas de la compétence de sa juridiction étant entendu que la CRIEF qui doit connaître lesdites infractions a été installée le même jour. C’est quoi le projet donc? Ce que je sais c’est que la vie du parquet est une autre vie comme le disait, à juste, l’ancien procureur Sidy Souleymane N’Diaye. Ici, c’est l’enseignant qui parle »

Mamadou Samba Barry pour 224infos.org


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