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Extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba : le Burkina Faso salue la coopération du Togo.

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Paul-Henri Sandaogo Damiba est arrivé à Ouagadougou ce mardi, suite à son extradition depuis le Togo, intervenue le 17 janvier 2026. Les autorités burkinabè confirment que remise cette s'inscrit dans le cadre d'une procédure judiciaire engagée depuis le 5 janvier 2026.

Selon le communiqué du Ministère de la Justice, le parquet près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga, j'avais été saisi d'une plainte visant plusieurs personnes, civiles et militaires, dont M. Damiba.

Les faits allégués concernent

« des actes préparatoires portant atteinte à la sûreté et à la sécurité de l'État, le détournement de fonds publics, l'incitation à commettre des infractions ainsi que le blanchiment de capitaux ».

Le Procureur du Faso avait alors demandé au juge d'instruction :

  • l'ouverture d'une information judiciaire ;
  • l'émission d'un mandat d'arrêt international à la rencontre de Paul-Henri Sandaogo Damiba ;
  • le recours à la coopération pénale internationale avec le Togo afin d'obtenir son extradition.

Le 6 janvier 2026, le juge d'instruction a effectivement lancé l'information judiciaire, sur la base des dispositions du code pénal burkinabè et de la loi n°046-2024/ALT relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le mandat d'arrêt international a ensuite été transmis aux autorités togolaises.

Grâce à la collaboration du Togo, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités burkinabè le 17 janvier 2026.

Le gouvernement burkinabè a exprimé sa gratitude et sa gratitude que cette coopération illustre « les excellentes relations entre le Burkina Faso et la République sœur du Togo ».

Du côté togolais, la demande d'extradition avait été reçue le 12 janvier 2026. Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté le 16 janvier et placé en détention en application du mandat d'arrêt. La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Lomé a rendu, le même jour, un avis favorable à l'extradition. Cette décision a tenu compte de la réciprocité des autorités burkinabè, des engagements internationaux du Togo et des garanties concernant le respect de l'intégrité physique de l'intérêt, de son droit à un procès équitable et de l'absence de peine de mort.

La remise officielle à Ouagadougou a donc marqué la conclusion d'une procédure d'extradition soigneusement coordonnée entre les deux pays. Le communiqué togolais, signé par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, porte la date du 19 janvier 2026.

Communiqué ci-dessous :

Capture d'écran

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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