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Hantavirus à bord du MV Hondius : une flambée rare fait trois morts et alerte les autorités sanitaires

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Le navire d'expédition polaire MV Hondius est au centre d'une alerte sanitaire internationale après l'apparition d'une flambée inhabituelle d'hantavirus à bord. Selon les informations communiquées par l'Organisation mondiale de la santé et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, au moins onze personnes ont été touchées, parmi lesquelles trois décès déjà enregistrés.

Cette situation marque un précédent : jamais auparavant une épidémie de hantavirus n'avait été signalée sur un navire de croisière.

Parti d'Ushuaïa, en Argentine, pour une mission touristique vers l'Antarctique, le bateau battant pavillon néerlandais a vu plusieurs passagers développer de graves symptômes au cours de la traversée. Face à l'urgence, le MV Hondius a été redirigé vers le port de Granadilla, à Tenerife, dans les îles Canaries, où les voyageurs et membres d'équipage ont été débarqués sous étroite surveillance médicale.

Les autorités sanitaires rappellent que certains types de hantavirus peuvent occasionnellement se transmettre entre humains, même si cette propagation reste généralement limitée. Pour l'heure, l'OMS estime toutefois que le risque d'expansion à grande échelle demeure faible.

Les personnes infectées présentent principalement de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête ainsi que des troubles digestifs. Dans les cas les plus graves, l'infection peut provoquer un syndrome cardio-pulmonaire aigu entraînant d'importantes difficultés respiratoires nécessitant des soins intensifs.

À ce jour, aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n'existe contre cette maladie. Les médecins mettent donc essentiellement sur une prise en charge rapide des symptômes afin de limiter les complications.

Face à cette situation, une coordination internationale a été mise en place entre l'OMS, l'ECDC, les autorités sanitaires espagnoles et plusieurs pays d'origine des passagers. Les investigations se poursuivent à travers le suivi des contacts, les dépistages et les analyses du virus afin de mieux comprendre les circonstances de cette contamination inhabituelle.

Même si de nouveaux cas pourraient encore apparaître dans les semaines à venir en raison du temps d'incubation, les experts s'assurent qu'aucun signe ne laisse penser à une épidémie mondiale.

Cet épisode relance néanmoins les inquiétudes autour de la gestion des maladies rares dans des espaces confinés comme les navires de croisière, où la promiscuité favorise les risques de transmission. Pour les spécialistes de la santé publique, cette affaire souligne surtout l'importance de la coopération internationale face aux menaces sanitaires émergentes.

Kogno Célestin Sagno Pour 224infos


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