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Faible Débit De L’internet Et De La Communication : Le backbone n’est pas responsable du faible débit de l’internet en Guinée (clarification).

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Depuis quelques jours, le débit jugé faible en République de guinée suscite une polémique suscitée injustement imputé à la SOGEB, qui decide de porter une clarification nette sur sa responsabilité non engagée dans le dit dossier.

Voici un rappel chronologique sur la mise en œuvre du projet Backbone National de Guinée (BNG).

La pose de la première pierre par le Président de la République du Backbone national a eu lieu DUBREKA le 25 juillet 2015.

La mise en œuvre s’est poursuivie durant ces 5 dernières années, non pas sans difficultés que nous avons pu résoudre grâce à l’implication de toutes les parties prenantes.

A ce jour, Le projet de mise en œuvre du Backbone des 4436 km est complètement achevé sur toute l’étendue du territoire national, comme l’atteste les recettes provisoires et définitives des composantes du projet, à savoir :

les travaux de Génie Civil, de Fibre optique, d’énergie, de télécom et de mise en service du réseau.

LANCEMENT COMMERCIAL DU BACKBONE NATIONAL.

La phase projet étant achevée avec succès sur la 1ere boucle, nous avons procéder aux différents types de tests de qualité de notre réseau Backbone, les résultats sont concluants et nous rassurent quant à la qualité de service à offrir à nos clients sur la 1ere boucle : CONAKRY/ KINDIA/ MAMOU/ LABE/ GAOUAL/ BOKE / CONAKRY.

En prélude à notre volonté de lancement commercial, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires et utiles à savoir mettre en place un dispositif sécuritaire de nos installations techniques sur l’ensemble des sites à travers tout le pays, et, également mis à profit toutes les solutions énergétiques pour fournir l’énergie nécessaire aux installations techniques pour pouvoir fonctionner sans interruption de service de nos clients.

Après avoir réglé tous les détails techniques, nous avons initié des rencontres avec les opérateurs pour leur expliquer que le Backbone est complètement fini et qu’ils peuvent à l’instant faire des essais pour s’assurer de la qualité de service qu’on peut leur offrir.

Ensuite, nous leur avons invité à exprimer leurs besoins. Mais comme à chaque fois, leur préoccupation centrale est toujours de savoir ce que ça va leur coûter.

Nous sommes actuellement en négociation avec l’autorité de régulation pour homologuer notre catalogue de prix que nous allons leur diffuser.

Pour l’instant, nous avons estimé qu’il faille leur laisser faire un essai sur une période d’un mois, au terme de laquelle, s’ils sont satisfaits, les actes commerciaux vont être scellés conformément aux recommandations de l’ARPT.

En ce moment, nous avons reçu pour la 1ere boucle  la demande de MTN pour une douzaine de sites sur le Backbone. Orange a également exprimé sa demande pour une dizaine de sites sur le Backbone, et nous attendons celles des autres opérateurs et fournisseurs d’accès internet qui sont actuellement en train d’étudier leurs faisabilités.

A ce jour, nous avons fait le raccordement et l’activation du service d’Orange Guinée et de MTN pour une période de test d’un mois (juillet 2020) sur la première boucle.

  • Conakry – Boké,
  • Conakry – Mamou,
  • Mamou – Labé,
  • Labé – Boké.

Difficultés relatives à la deuxième boucle : MAMOU/ KOUROUSSA/ SIGUIRI/ KANKAN/ NZEREKORE/ KISSIDOUGOU/ FARANAH / MAMOU

Tableau récapitulatif des coupures :

SOUS-SECTIONS Points de coupure Société responsable
1 Sellouma-dinguiraye 300 m du site de Dinguiraye SMB Dinguiraye
2 Gueckedou-Kondebadou 12km ; du site et autre dégradation du réseau HENAN CHINE
3 KissidougouPK63-Gueckedou 8km du site de Gueckedou GUICOPRES
4 Mamou-Dabola -Kouroussa Toute la section CRBC – henanchine  etc…

LES CONDITIONNALITÉS D'EXIMBANK, LE PRÊTEUR SONT ENTRE AUTRES :

Un accord de prêt de 238 millions de dollars accordé à la guinée pour la construction du backbone national e été obtenu en 2012 sous certaines conditionnalités.

Huawei, une société chinoise ,le premier équipementier des TIC au monde remporta l’appel d’offre pour réaliser l’infrastructure.

a) les fonds restent disponibles à Eximbank et le décaissement au bénéfice de HUAWEI se fera au fur et à mesure de l’évolution du projet constatée et validée par toutes les parties (bureau de contrôle, ACGP, sogeb, MPTEN et MEF).

b) Une rétrocession totale du prêt de l’Etat Guinéen à la société créée pour la gestion et l’exploitation du backbone (La SOGEB).

En clair, pour EXIMBANK, seule la SOGEB est responsable devant elle à la suite de la signature de l’accord de rétrocession signée par l’Etat, représenté par son ordonnateur financier (MEF), le MPTEN, l’ACGP et le Directeur général de la SOGEB.

c) Un fond de garantie appelé compte séquestre devant contenir un certain montant doit êtrepermanemment disponible pour rassurer le préteur en cas de retard de paiement du principal et des intérêts.

Le compte fut créé à la BCRG et il n’a pas eu l’assentiment d’EXIMBANK qui exigea que le compte soit domicilié dans une banque primaire de renommée internationale.

Le DG et le DGA de la SOGEB ont alors ouvert ce compte séquestre à l’ECOBANK et,Le trésor a approvisionné ledit compte en devise internationale. Le solde depuis 2015 est et demeure le même jusqu’à date. Chaque année, EXIMBANK demande le solde à la Direction Nationale de la dette, qui à son tour transmet l’extrait validé par ECOBANK.

d) Le même esprit décidera l’ouverture d’un compte de gestion de la SOGEB dans une banque primaire et qui n’est pas d’ailleurs en contradiction avec la loi guinéenne sur la gouvernance financière des sociétés SA et entreprises mixtes. Ce qui fut fait à UBA pour la gestion comme il en est pour toutes les sociétés, SNG, PAC etc…

Au demeurant, sauf par méconnaissance des règles administratives et financières régissant la gestion d’une société SA, il n’y a aucune disposition interdisant la domiciliation du compte dans une banque primaire de la place pour une société sa répondant à l’acte uniforme de l’OHADA et dont la Guinée est signataire.

Le prêt de 238 millions de dollars a été consacré à la réalisation du Backbone national pour un montant de 168 millions et de 70 millions pour le Réseau métropolitain (RMC). Le déploiement et la gestion de ce RMC ne relève pas de la SOGEB, bien que l’accord de rétrocession porte sur la totalité du prêt. Ce qui amènera la SOGEB à exiger une clarification du RMC quant à son futur gestionnaire et dans quelles conditions. Puisque ça sera paradoxale de demander à la SOGEB de rembourser les 70 millions de dollars du RMC sans être lié à sa gestion et à son exploitation.

Par ailleurs, ce que l’opinion ignore est le travail gigantesque accompli par le prestataire principal Huawei, le Bureau de contrôle français TACTIS sous le suivi de l’ACGP, la SOGEB et le département pour couvrir le territoire national de 3 985 Km de fibre optique et la construction de 62 sites conclus dans le 1ercontrat.

Plus tard en 2016, le contrat BNG de 168 millions de dollars fut soumis à la relecture d’un comité restreint HUAWEI /SOGEB et le cabinet MPTEN pour en obtenir une économie de 40 millions de dollars. L’économie obtenue fut consignée dans un avenant d’accord parties HUWEI/SOGEB/ MPTEN appelé AVENANT N°1

Les 40 millions de dollars n’étant pas être autrement, Eximbank accepta de les consacrer à augmenter les capacités du BNG :

  • Près de 500Km en plus pour couvrir les zones dont celles minières à forte potentialités de consommation.
  • Deux fourreaux PEHD sur toute l’étendue du territoire en rase campagne selon la norme internationale au lieu d’un prévu dans le contrat initial.
  • 3 fourreaux dans les centres urbains au lieu de 2.
  • La construction d’un siège de la SOGEB comprenant un bâtiment de 4 étages, son équipement complet et des aménagements externes.
  • Et à date, Huawei doit 54km à la SOGEB qui seront consommées au fur et à mesure du besoin.
  • Le déploiement de la fibre optique par voie aérienne entre Conakry-Mamou sur le câble de garde de la ligne THT de Garafiri. Heureusement que ce déploiement aérien entre Conakry et Mamou a été d’une initiative futuriste, sinon le BNG allait subir à terre des coupures comme c’est le cas actuellement entre Mamou/Kouroussa par les entreprises de construction des routes.

DU CAPITAL SOCIAL ET DE SA GESTION À LA SOGEB

Dans ses statuts, l’Etat guinéen s’est engagé à libérer sa participation à hauteur de 50 milliards de francs guinéens depuis 2015.Jusqu’à date, une partie n’est pas libérée !

Plusieurs contrats signés après une consultation ouverte ont été honorés dans la partie libérée. Une commission a validé les contrats dont étaient membres les 2 directeurs de la sogeb.

Il fallait faire face aux charges suivantes :

  • Les frais de fonctionnement de la SOGEB avec ses arriérés de salaires de 6 mois ;
  • La Commande de la fabrication de 62 cuves de 5000 litres, le transport et l’installation ;
  • La Commande de la Confection de 62 dalles en béton armé pour recevoir les 62 cuves
  • La Commande de 5000 litres pour les 19 cuves chacune pour la 1ere boucle et 1000 litres chacun pour 3 sites ;
  • La Commande de 62 tampons en fonte et l’installation sur les chambres communes des opérateurs.
  • Contrat de sécurité pour le déploiement de 186 gardiens pour les 62 sites.
  • La connexion de 62 sites à EDG pour diversifier nos sources d’énergie (carburant, panneaux solaires et EDG).
  • Achat de 03 véhicules utilitaires TOYOTA PICK UP

Paradoxalement, des accusations sans fondement sont distillées par ci et par là dans 3 articles sur les réseaux par les journalistes alimentaires accusant le DG. A la lecture, les trois articles ont été acheminés à l’autorité pour demander s’il lui semble nécessaire de diligenter une inspection croisée et contradictoire de l’IGF et de l’lGE pour faire la lumière sur la gestion d’une partie du capital libéré. Puisqu’il s’agit d’un fond public, chaque guinéen a légitimement droit de demander des comptes à travers un juge ou une inspection. Le DG assumera toutes les conclusions qui seront issues.

La direction de la Sogeb se réserve le droit de répondre devant qui de droit, mais pas sur les réseaux sociaux. La gestion d’une société n’étant pas par internet ou intranet.

DU HAUT et FAIBLE DEBIT DE LA CONNEXION INTERNET

La sogeb n’est nullement responsable du faible débit de la connexion internet ni à Conakry, ni à l’intérieur du pays.

Le RMC qui a déployé la fibre à Conakry doit octroyer les capacités aux fournisseurs d’accès internet (FAI) et, à charge pour ces derniers de fournir les administrations et les privés.

Si le débit de l’internet est lent ou faible à Conakry, la question devrait être posée au RMC et aux FAI. La sogeb ne gère pas à date le RMC

La fibre étant transportée de la sortie de Conakry jusqu’au dernier kilomètre des 6 frontières par LA SOGEB, elle n’est pas pour autant distributeur. Elle vendra les capacités aux opérateurs et FAI, lesquels à leur tour fourniront la communication et l’internet haut débit aux consommateurs, car, la fibre étant la dernière trouvaille en matière de TIC.

En conclusion, le backbone n'est pas responsable du faible debit de la connexion internet.


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