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Massacres du 28 sept : le rôle d’Alpha Condé ambigüe pour Sidya Touré « il avait des informations…il est parti rapidement en France »

Sidya-UFR

Depuis les massacres du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom sous la junte militaire en Guinée dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, 11 ans après, le dossier traine toujours et les victimes et leurs proches désirent que la justice soit rendu dans cette affaire .

Le lundi, 28 septembre 2009 ou le lundi noir. Plus de 150 guinéens ont été tués dans le stade du même nom lors d'une manifestation pacifique pour dénoncer la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara chef de la junte d'alors au pouvoir. Le pouvoir d'Alpha Condé tarde toujours à organiser un procès pour situer les responsabilités.

Le président de l'UFR Sidya Touré, un des initiateurs de cette manifestation, explique ce retard dans l'organisation du procès par le refus du gouvernement d'Alpha Condé.

«C'est le refus du gouvernement d'aller de l'avant sinon l'ancien ministre de la justice Cheick Sako avait pratiquement bouclé ce dossier moi j'avais été entendu à deux reprises et à la dernière minute quand il a voulu insister là -dessus il s'est accroché avec le président de la République sur cette question là, c'était également l'une des raisons de sa démission parce que c'est un dossier extrêmement grave pour un avocat comme lui… », dit Sidya Touré cher les Grandes Gueules.

Alpha Condé était également pris par à l'organisation de cette manifestation au stade du 28 septembre. A la manifestation de la vieille de la dite, le président du RPG avait fuit le pays et est parti en France. Une situation suspecte pour Sidya Touré. Car lui et autres acteurs politiques ont été molestés dans le stade par les militaires.

«Depuis l'arrivée d'Alpha au pouvoir vous n'avez aucun dossier qui est achevé c'est-à-dire il n'ya aucune possibilité de mettre en place une justice normale pour essayer d'indiquer quels sont ceux qui ont été responsables de ces faits là… C'est lui-même Alpha Condé dans l'opposition, nous tous, qui avions fixé cette date au FUDEC le parti de François Fall donc je ne crois pas qu'il était derrière mais il avait des informations qu'on avait pas d'autant qu'il est parti rapidement en France», souligne Sidya Touré.

N'Famoussa Siby


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