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Rapport du département Américain : « ce rapport manque d'impartialité », Makanéra Kaké

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Le pouvoir de Conakry vient d'être épinglé dans un rapport du département d'État américain. Plusieurs cas de violations des droits de l'homme ont été signalés dans ce document notamment les violences et cas de morts lors des troubles sociopolitiques.

Le député Alhousseny Makanéra kaké rejette ce rapport et le qualifie d'impartial.

« Il faut se dire la vérité que ce rapport manque quand même d'impartialité. S'il y'a violences en Guinée ce n’est pas seulement la faute des forces de l'ordre, quand vous regardez les manifestations des partis politiques ou même des autres manifestations qui ne sont pas politiques, il y'a trop de violences. Même pour la cause du courant j'ai vu que les gens ont tués d'autres personnes ici. Donc quand le rapport parle de la violence au moment des élections et que le rapport nous parle que de  la violence des forces de l'ordre. Je pense qu'il manque d'impartialité », déclare Makanéra Kaké.

Pour Makanéra kaké des forces de défense et de sécurité tués lors des manifestations politiques et violences post- électorale n'ont pas été prises en compte dans ce rapport du département d'État américain.

« Le policier qui été tué à Bambéto où  on l'a même amputé sa tête. Vous avez vu les militaires massacrés vers Sonfonia  gare.  Mais si le rapport fait abstraction à tout cela, c’est pour dire que ce n’est pas impartial. Parce qu'une  âme est une âme », ajoute-t-il.

L’ancien ministre de l'information et de la communication accuse le département d'État américain d'être à la solde de l'opposition guinéenne.

« Le rapport est de bonne foi mais les sources ne sont pas dignes de foi.  Nous savons en Guinée comment ça fonctionne. La plupart des organisations non gouvernementale, les ONG qui rapportent les données sont inféodées au parti politique. Donc ils ne peuvent transmettre que la volonté d'un parti politique. Donc c'est le rapport des partis politiques de l'opposition et non le rapport du département d'État », dit Makanéra.

Le département d'État américain n'est pas le seul à avoir dénoncé les violations flagrantes des droits de l'homme en Guinée. Le pays a encore perdu cette année (7)  points  dans le dernier classement d’Amnesty Internationale.

Décryptage de Mariama Coky Bah


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