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Guinée : Liberté conditionnelle pour quatre responsables de l'UFDG

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Les quatre figures de l’UFDG sont sortis ce matin de la maison centrale de Conakry. Elhadj Ibrahima Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah ont rejoins leurs familles respectives ce samedi. Il y avait à leurs côtés, Me Salifou Béavogui et Me Abdoulaye Keita, membres du collectif des avocats en charge de leur défense.Au sortir de la rencontre, l’avocat Me Salifou Béavogui a exprimé ses remerciements à

« Monsieur le président de la République, au ministre de la Justice, au directeur national de l’administration pénitentiaire, au régisseur de la prison, au gardien-chef et à tout le personnel de la Maison centrale de Conakry. Aujourd’hui, c’est une réalité. Quatre de nos clients qui étaient embastillés, emprisonnés arbitrairement pour des faits que nous avons toujours qualifiés de farfelus et d’infondés, ont été remis en liberté pour des raisons de santé », affirme t-il

Cette liberté conditionnelle, intervient après 8 mois et 1 jour à la Maison centrale.

« Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 16 novembre 2020. Ils sont venus d’eux-mêmes à la police. Personne ne pouvait croire que ces éminents hommes politiques, grandes personnalités de notre pays, pouvaient subir ce sort. Ils sont tombés malades en prison, ils ont souffert. Ils ont rencontré toutes sortes de difficultés », a fait comprendre l’avocat

Il assure par la suite que le combat est loin d’être fini tant qu’il y aura d’autres personnes injustement arrêtées encore en prison

« Ce n’est pas fini. L’affaire est loin de finir. Etienne Soropogui est en train de souffrir le martyr en prison. Mamady Onivogui est là. Ismaël Condé, Oumar Sylla alias Foniké Mengué aussi. Ils sont tous des prisonniers d’opinions. Or, nous n’avons pas besoin de prisonniers dans notre pays actuellement », a réagi l’avocat

Pour rappel, c’est le vendredi 16 juillet 2021 que les quatre détenus politiques ont été semi-liberés mais sous surveillance par la justice guinéenne, neuf mois après leur placement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Conakry.

Mamadou Samba Barry


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