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Bouréma Condé aux ONG « Si vous n’avez pas d’agrément vous ne pouvez pas être sur le terrain »

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Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a conféré ce Lundi, 30 juillet 2018 au département avec les responsables d’ONG implantées dans notre pays. Il était question lors de cette rencontre de rappeler aux différents partenaires sociaux les directives que donne l’article 019 du parlement guinéen aux fonctionnements des ONG et mouvements associatifs sur le sol guinéen. Pour Bouréma Condé le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation cette rencontre vient à point nommé les organisations censées d’œuvrer dans le cadre du respect de la loi sont les premiers à violer celle-là.

« Aujourd’hui nous avons sur invitation reçu les mouvements associatifs et des ONG. C’est ce qui est de plus normale puisque le département de l’administration du territoire et de la décentralisation  assure et assume la tutelle du mouvement associatif et des ONG…Nous avons cru devoir aujourd’hui inviter mesdames, mesdemoiselles et messieurs les membres des associations à faire une prise de connaissance générale de la loi 019 de l’Assemblée Nationale guinéenne qui donne les directives du mouvement associatif, des ONG. Cette loi donc, nous avons ensemble relu les articles principaux. Pourquoi nous l’avons fait ? C’est parce que nous nous rendons compte de plus en plus, ceux-là même qui doivent défendre la et qui se réclament d’elle sont les premiers à la violé. Ce n’est pas normale », indique Bouréma Condé le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.

Poursuivant, le ministre a indiqué la nécessité pour les organisations d’être dans la légalité sur le territoire guinéen. Ce qui passe nécessairement par l’obtention d’un agrément

« Vous êtes dans un mouvement associatif le laisser passer c’est votre agrément. Si vous n’avez pas d’agrément vous ne pouvez pas vous permettre d’exercer en illégalité. Il est donc important. C’est le droit de chaque citoyen guinéen qui en manifeste le désir d’être en procession de ce Cesam qu’on appelle l’agrément », a martelé Bouréma Condé.

Il  dénonce aussi les pratiques de corruption et d’escroquerie dans l’obtention de ce document administratif

«  Nous avons aujourd’hui dans les liens de la culpabilité de l’escroquerie des nombres importants de détenteurs d’agrément. Je vous envoi au niveau du ministre Thiegboro vous en serai mieux informer. Que les gens se retrouvent difficilement sur le partage d’un butin de près de six milliards de francs guinéens escroquer au titre des agréments. Nous sommes souvent interpellés à partir des ambassades extérieures pour dire quel est le statut de tel agrément ? Nous disons nous n’en avons pas donné. Donc  Il faut savoir qui évolue exactement dans l’idée du mouvement associatif et des ONG », souligne par ailleurs le patron de l’administration du territoire et de la décentralisation.

« Tout détenteur d’un agrément a comme premier article de son agrément ‘’Nous sommes apolitiques’’ et à but non lucratif.  Et cela est clair chez tout le monde », rappelle-t-il.

Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a menacé de poursuivre toute structure qui évoluerait sur le sol guinéen sans un agrément

« Si vous n’avez pas d’agrément vous ne pouvez pas être sur le terrain. Je suis en demeure d’interpeller devant la loi celui qui s’agite ou qui évolue sur le terrain au nom d’une association, d’une ONG qui n’est pas agrée », conclut le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.

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Boubacar  Sylla président de la structure Club des Amis du Monde, un des participants se dit prêt à accompagner le ministère et le gouvernement afin de remobiliser et de réorganiser le secteur tout en soulignant que le département ne peut pas restreindre tout de même les droits que confère la constitution aux associations et organisations de la société civile c’est-à-dire le droit de riposte contre certaines décisions du gouvernement

« Pour nous c’est une première. Il ne faut pas voir les évènements qui se succèdent actuellement dans notre pays mais nous avons compris que le ministre a une autre vision, comment est-ce que remobiliser les organisations de la société civile et travailler ensemble. Les lois sont clairs, on peut être activiste de la société civile, interpeller le gouvernement à agir. Donc nous en tant que société civile, en tant qu’ONG on n’est là on va appuyer les efforts du gouvernement dans le cadre du développement. Mais quand le gouvernement aussi est en dérive on va aussi rappeler le gouvernement à l’ordre. C’est cela aussi l’activisme dans la société civile. Donc le ministre ne peut pas restreindre notre droit et la constitution est clair là-dessus » dit Boubacar Sylla président de l’ONG Club des Amis du Monde.

N’Famoussa Siby pour 224infos.org


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