En ligne (connectés) : 0 10

Grève du SLECG: Kassory Fofana menace «ceux qui ne travailleront pas..,n’auront pas de salaire»

kassory-greve-slecg

Depuis Fria où il séjourne depuis quelques jours pour le lancement de la caravane nationale de l’investissement, le premier ministre chef du gouvernement Dr Ibrahima Kassory Fofana a profité de l’occasion pour s’enquérir de l’évolution des cours dans la préfecture.

Dr Ibrahima Kassory Fofana a également lancé des piques au syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée SLECG dirigé par le secrétaire général Aboubacar Soumah.

Kassory Fofana menace  « ceux qui ne travailleront pas, c’est la législation qui le dit, n’auront pas de salaire »

Le premier ministre a indiqué dans son intervention à Fria, que les enseignants qui n’iront pas en classe pour dispenser les cours n’auront pas leurs salaires

«  Nous demandons aux partenaires sociaux, à tous les syndicats de reprendre les négociations dans un esprit civique destiné à faire valoir les intérêts de la jeunesse Guinéenne et de la Guinée. Je voudrais faire une remarque dans laquelle on reproche au gouvernement d’être fermé au dialogue. Ce n’est pas vrai ! Nous sommes ouverts et nous menons ce dialogue dans le langage de la vérité. La vérité est que la Guinée est dans des difficultés économiques. Encore là, la vérité est que le secteur de l’éducation n’est pas si pourri qu’on le fasse croire. En 2011 quand le professeur Alpha Condé prenait les rênes de la Guinée, la masse salariale du secteur de l’éducation pour 45.000 enseignants était dans l’ordre de 27.000.000.000 GNF (vingt-sept milliards de francs guinéens). En 2018, cette masse salariale est passée de 27 milliards à 85.000.000.000 fg, c’est cela la vérité. La moyenne en termes salariale, le salaire indiciaire moyen est de 1.600.000 fg (Un million six cent mille francs guinéens). Ce que nous disons à nos partenaires sociaux est de dire, regardons les problèmes en face. Car nous avons procédé à une augmentation de salaire de 40%, et dans aucun pays au monde on ne peut faire deux augmentations de salaire deux à trois fois dans l’année. Ce que nous disons à nos partenaires, est que tout ne se résume pas en termes de salaire. Quand vous parlez du pouvoir d’achat du travailleur, les mesures d’accompagnement sont du fait que mon gouvernement est en train de revoir le système de rémunération global de la fonction publique avec un nettoyage du fichier de la fonction publique. Pour que les fictifs qui subsistent encore dans le fichier soient éliminés… Nous avons décidé de procéder au paiement manuel des salaires de façon à les retrouver. J’ai ordonné hier pour la reprise des négociations sur la base d’un regard sur la condition de l’enseignant en Guinée. L’instruction que j’ai eue du président de la République, c’est de faire tout et tout pour que l’école guinéenne ne soit sacrifiée à cause des grèves intempestives. C’est pour cela que nous nous sommes engagés à tout prix à ouvrir l’école avec ou sans un accord avec le syndicat. Je vais être clair sur un point : nous sommes dans un pays de droit. Ceux qui ne veulent pas enseigner, c’est de leur droit. Mais ils n’ont pas le droit d’empêcher ceux qui veulent accéder à l’école, ce n’est pas leur droit. Nous n’irons chercher personne pour travailler. Mais ce qui est clair, ceux qui ne travailleront pas, c’est la législation qui le dit, n’auront pas de salaire. Car le salaire, par définition, c’est la rémunération pour un travail fait. Vous ne pouvez pas dire que je ne travaille pas et vous tendez la main pour le salaire », dit Kassory Fofana.

Reste à savoir si cette sortie médiatique du PM résoudra cette crise qui sévit au sein du système éducatif guinéen depuis près de deux ans.
Il faut noter que le SLECG réclame huit millions de francs guinéens comme salaire de base pour les enseignants.

N’Famoussa Siby pour 224infos.org


A propos de l'auteur :

224infos