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Marche Pacifique : les femmes de l’opposition à nouveau dans la rue ce Mardi.

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Faire un diagnostic sur la précédente manifestation et annoncé les couleurs de la  prochaine c’est l’objectif de la plénière organisée  ce mardi, 6 novembre 2018 par les femmes de l’opposition républicaine au QG de l’UFDG sis à Hamdallaye dans la commune de Ratoma.

C’est après près de 3h d’entretien que les femmes de l’opposition ce sont adressé aux journalistes présent au QG de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.

Dans son intervention, Maimouna Bah Diallo la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG a dénoncé la décision des autorités sur l’interdiction des manifestations pacifiques dans le pays

« Nous avons conclu que notre marche n’avait pas été autorisé la dernière fois mais nous avons dit qu’on n’allait pas aider le pouvoir à détruire les lois de cette république. Dès lors que nous avons joué notre rôle, nous avons fait notre part de travail c’est-à-dire, celui d’informer les autorités des communes traversées 72h avant, ce n’était pas à eux de nous interdire cette marche. Nous nous pensions qu’on n’a joué notre rôle et qu’on pouvait réaliser notre programme. Et c’est ce qui fut fait. Nous avons décidé de marcher et on n’a marché même si on n’a été bloqué à un niveau. Mais l’essentiel est qu’on n’a pu passer nos messages et on n’a retenu que le ministre n’a pas accepté de nous recevoir. Ce que nous regrettons vraiment parce que c’était une occasion pour lui et nous de rester ensemble pour parler de ce fléau qui mine notre pays et qui n’est autre que l’assassinat de nos enfants, de la destruction de l’avenir de ce pays. Malheureusement il n’a pas voulu assumer, il n’a pas voulu nous recevoir », a déclaré Maimouna Bah Diallo vice-président du comité national des femmes de l’UFDG.

Malgré la décision du ministre de ne pas recevoir les femmes de l’opposition, celles-ci n’en décollèrent pas elles promettent de l’écrire à nouveau afin qu’ils les reçoivent pour qu’elles puissent lui démontré que ce sont bel et bien les services de sécurité qui tuent les manifestants

« Donc nous allons revenir à la charge en lui envoyant un courrier pour lui demander de bien vouloir nous recevoir parce qu’il faut qu’on lui rencontre, il faut qu’on lui dise ce qui se passe sur le terrain s’il n’a pas les informations ou s’il n’a pas toutes les informations il faudrait que nous on lui dise exactement ce qui se passe sur le terrain. Parce que quand il dit très facilement que c’est les bandits qui son entrain de tuer nos jeunes nous allons lui donner les preuves que c’est les agents de force de l’ordre qui sont dans les pick up du gouvernement qui sont en train de tuer », a ajouté la vice-président du comité national des femmes de l’UFDG avant d’annoncer les couleurs de la manifestation de la semaine a venir « Nous ne pouvons plus nous asseoir, c’est pour ça que nous avons programmé une série de manifestation dans les jours à venir. Nous ne sommes pas prêtes a baissés les armes. Nous ne baisserons pas les armes tant qu’on aura pas ce que nous voulons c’est-à-dire l’arrêt de ces tueries et l’ouverture des enquêtes pour retrouver ceux qui tuent les enfants pour les trimballer devant la justice et les punir conformément à la loi ».

A la sortie de cette rencontre, il a été retenu un recueillement le vendredi 9 novembre 2018 au cimetière de Bambeto après la prière de 14h et une manifestation est prévue sur la route le prince le Mardi prochain dont l’itinéraire est du rond-point Bambeto jusqu’à Dixinn.

N’Famoussa Siby pour 224infos.org


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