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Kassory Fofana rassure « Il ne peut pas y avoir d’année blanche ».

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A travers un entretien télévisé diffusé sur les antennes de la télévision d’Etat ce jeudi, 13 décembre 2018 le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a touché à plusieurs volets de la vie sociopolitique et économique de notre pays. C’est le cas notamment de la crise que traverse le secteur éducatif guinéen.

Depuis 3 mois, l’école guinéenne reste globalement paralysée. Pour cause, la grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui demande une amélioration des conditions de vie des enseignants de Guinée. Aucune solution de sortie de crise n’a été donc trouvée face à cette crise. L’école guinéenne risque une année blanche mais le premier ministre Dr Kassory Fofana  rassure d’éviter une année blanche et invite les enseignants autour de la table de négociations

« Il ne peut pas y avoir d’année blanche. Tout l’effort du gouvernement vise à éviter cela. Je lance un appel à nos frères du syndicat de prendre la mesure de leur responsabilité sociale et sociétale pour suspendre la grève et revenir sur la table des négociations pour qu’on évacue le sujet. J’insiste que le gouvernement utilisera toutes les options envisageables pour qu’il n’y a pas d’année blanche. L’année blanche est un recours final, il n’y a pas de pays voisin qui n’a pas fait cela. Le président de la République m’a instruit de ne pas faire cela, que l’éducation est importante et qu’on fera tout pour sauver l’école guinéenne », a déclaré le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana.

S’agissant l’augmentation des salaires des enseignants, le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana reste droit dans ses bottes, l’Etat ne peut pas augmenter les salaires pour le moment

« La derrière augmentation date de 2018 à hauteur de 40% de salaire indiciaire sur l’ensemble du personnel de l’Etat. Ce n’est pas facile pour une économie stabilisée. Il faut que nos interlocuteurs comprennent que dans une telle situation, il n’est pas possible de changer en 2018 et en 2019 ce niveau de salaire parce que ça couperait la Guinée de l’aide internationale…Nous, nous avons posé une seule condition, suspendons la grève pendant que nous continuons les négociations. Tout ne se résume pas à l’augmentation des salaires et aux primes. Il y a l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs y compris le monde d’enseignants », martèle Kassory Fofana.

En tout cas tous les yeux sont désormais braqués sur le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée suite à cette sortie médiatique du PM.

N’Famoussa Siby 224infos.org


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