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Décès de Mamadou Djouma Bah : Aboubacar Soumah interpelle sur le droit aux soins en milieu carcéral

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Le décès de Mamadou Djouma Bah, élève de 17 ans inscrit en terminale Sciences mathématiques, continue d'alimenter les réactions au sein de l'opinion. Le jeune candidat au baccalauréat est mort alors qu'il était incarcéré à la maison d'arrêt de Kindia, où il exécutait une peine d'un mois de prison prononcée par le Tribunal de première instance de Kindia à la suite de sa condamnation pour fraude à l'examen.
Au-delà des circonstances judiciaires de cette affaire, le débat se déplace désormais vers les conditions de prise en charge des détenus, notamment lorsqu'ils présentent des problèmes de santé. C'est sur cet aspect qu'Aboubacar Soumah, président d'honneur du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a souhaité attirer l'attention ce mardi 21 juillet.
Le responsable syndical a d'abord exprimé sa compassion à l'endroit de la famille du jeune disparu ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative de Kindia.
« Je compatis à cette perte. Je présente toutes mes condoléances à la famille et à tous les élèves de Kindia, en particulier les élèves qui sont candidats au baccalauréat pour cette année. Je suis vraiment désolé qu'on arrive à cet état », a-t-il déclaré.
Aboubacar Soumah a néanmoins rappelé que les actes de fraude aux examens sont prévus et sanctionnés par les textes en vigueur. Selon lui, toute personne reconnue coupable doit répondre de ses actes devant la justice.
« Je n'ai aucun reproche à faire, parce que les règlements disent que quand on est en situation de fraude, il faut que les intéressés répondent devant la loi », a-t-il souligné.
En revanche, le président d'honneur du SLECG estime que le traitement réservé au jeune détenu sur le plan médical soulève des interrogatoires. Il considère que l'incarcération ne saurait priver une personne de son droit à recevoir des soins adaptés lorsque son état de santé le nécessite.
« Ce que je peux dire, c'est quand même, si l'intéressé demande à être évacué ou à une prise en charge, il devrait que cela soit vraiment entendu. Le fait qu'il ya eu du laxisme dans la prise en compte pour ses soins, c'est là que je condamne. La justice devrait effectivement changer cette attitude. Quand quelqu'un est malade, qu'il soit à l'état d'incarcération ou à l'état normal, il faut le soigner, il faut le traiter. Quelle que soit la situation », a-t-il insisté.
À travers cette prise de position, Aboubacar Soumah distingue ainsi la responsabilité pénale liée aux faits de fraude de l'obligation des autorités d'assurer une prise en charge médicale adéquate aux personnes placées sous leur responsabilité, estimant que le respect de ce droit fondamental doit être garanti en toutes circonstances.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos

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