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Rentrée scolaire en Guinée : le sort de 4 500 enseignants contractuels toujours en suspens

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À trois semaines de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre 2026, le secteur éducatif guinéen reste confronté à une importante zone d’incertitude. Le dossier des 4 500 enseignants contractuels communaux, écartés du processus d’intégration lancé en 2024, demeure sans solution définitive.

Ces enseignants, qui attendent toujours leurs arrêtés d’engagement, menacent de ne pas reprendre le chemin des classes. Une situation qui pourrait perturber le démarrage de l’année scolaire 2026-2027 et raviver les tensions entre les organisations syndicales et le gouvernement.

Du côté syndical, la question est suivie avec attention. Aboubacar Diesto Camara, responsable de la communication, appelle les autorités à respecter les engagements pris dans le cadre des accords conclus avec les syndicats.

Le secrétaire général du syndicat, Michel Pépé Balamou, rappelle toutefois que plusieurs revendications à incidence financière ont déjà connu des avancées. Depuis avril et mai, certaines mesures, notamment les primes de transport, de préparation et de documentation, ont été mises en œuvre.

Mais le syndicat estime que plusieurs dossiers administratifs restent encore à régler, au premier rang desquels figure la situation des enseignants contractuels.

Un enjeu majeur pour la rentrée

L’incertitude autour de ces 4 500 enseignants pourrait avoir des répercussions directes sur le fonctionnement des établissements scolaires. Dans plusieurs zones rurales et périurbaines, leur présence constitue une composante importante des effectifs enseignants.

Une éventuelle décision de ne pas reprendre les cours pourrait donc aggraver le manque de personnel et compliquer davantage la rentrée.

Pour les enseignants concernés, le problème ne se limite pas à une question d'emploi. Ils dénoncent une précarité administrative qui perdure depuis plusieurs années, alors même qu’ils continuent d’assurer des heures de cours dans les établissements publics.

Le gouvernement attendu sur le dossier

À l’approche du 5 octobre, la pression monte ainsi sur les autorités. Les collectifs de contractuels souhaitent une intervention au plus haut niveau de l’État afin de trouver une issue à cette situation.

Le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, est notamment interpellé par les enseignants concernés, qui espèrent une décision permettant de débloquer leur situation administrative.

À Conakry comme à l’intérieur du pays, enseignants et parents d’élèves restent attentifs à l'évolution du dossier.

À quelques semaines de la rentrée, une question demeure : un accord sera-t-il trouvé à temps pour éviter une nouvelle crise dans le secteur éducatif ?

Le dossier des 4 500 contractuels apparaît désormais comme l’un des principaux défis auxquels les autorités devront répondre avant la reprise des cours.

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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