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Orientation des bacheliers : Houdia Baldé invite les autorités à revoir la situation des universités privées

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Mardi, la présidente de la chambre représentatives des universités privées de Guinée était chez nos confrères dans l’émission Mirador.

Houdia Baldé est revenu d’abord sur la résiliation des contrats avec les universités qui depuis plusieurs années ne reçoivent plus  de de boursiers de l’Etat.

Pour Houdia Baldé, l'avènement du CNRD (comité national du rassemblement pour le développement) est un espoir pour les universités privées :

« Déjà l’avènement du CNRD est un grand espoir pour l’ensemble du peuple Guinéen en particulier pour le système éducatif guinéen. Dans ce sens que nous savons bien qu’une nation forte est une nation éduquée. Je pense que l’avènement du CNRD le prouve à suffisance. Donc,  nous lançons un appel dans ce sens que, pour qu’il y ait une éducation féconde, il faudrait qu’il y ait un partenariat public, privé. Nous sommes des partenaires. Donc nous devons nous compléter. Ce partenariat public, privé peut nous hisser au sommet des nations et c’est ce message que je voudrais lancer aux autorités du CNRD », a dit la présidente de la chambre représentatives des universités privées de Guinée

Par ailleurs, Houdia Baldé espère que cette injustice dont ont été victimes les universités privées va bientôt trouver son épilogue :

« Il faudrait qu’aujourd’hui qu’il puisse y avoir une restauration de la justice sociale. Et cette justice sociale passe forcement par cette possibilité de donner à chacun de nous à nos enfants une éducation saine, une éducation effective. Dans ce sens qu’aujourd’hui, le budget alloué à l’éducation est extrêmement faible comparativement aux autres pays. On ne peut parler d’une bonne éducation sans qu’il n’y ait de l’investissement. Et donc pour qu’il y ait des investissements, il faut forcement des reformes structurelles, des reformes institutionnelles et cela je pense aujourd’hui le CNRD dans ses ambitions nous le propose », a-t-elle dit

Pour finir, la présidente de la chambre représentatives des universités privées de Guinée a dresser le tableau sombre des universités publiques qui pour elle sont saturées du fait du refus de l’État d'orienter les bacheliers dans les universités privées

« Aujourd’hui il ne faut pas rester sans savoir que les universités publiques sont saturées. Et donc si nous pensons à nos enfants, si nous pensons à l’éducation de nos enfants nous devons prioriser la nation. Et donc aujourd’hui en orientant systématiquement dans les universités publiques qui sont saturées, nous bâclons la formation de nos enfants. Et les enfants sont la relève de demain. Donc nous ne pouvons parler de relève si nous n’avons pas une bonne éducation, une bonne formation, une bonne instruction. Aujourd’hui ce qui n’est pas possible avec la pléthore dans les classes », a-t-elle indiqué.

Les orientations des bacheliers démarrent aujourd’hui sur la plateforme Guipol et l’ouverture des universités est prévue le 1er novembre.

Mamadou Samba Barry


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