Conakry/Maison centrale de Coronthie : révélations troublantes après la fouille inopinée
Une fouille surprise a eu lieu le 10 février 2026 à la Maison centrale de Coronthie, à Conakry, sur ordre du parquet général. Cette opération a entraîné par les forces de sécurité a révélé l'existence d'un réseau organisé permettant l'introduction et la circulation d'objets interdits dans l'établissement pénitentiaire.
Lors de cette intervention, plusieurs incidents ont éclaté dans le quartier de Kaloum, notamment des tensions impliquant le détenu Aboubacar Diakité, connu sous le surnom de Toumba. Celui-ci a été transféré vers la prison civile de Coyah pour des raisons de maintien de l'ordre et de sécurité.
La Direction de la communication de la gendarmerie nationale a partagé une vidéo présentant les premiers éléments confisqués : du chanvre indien, du crack, du tramadol, du valium, divers téléphones portables, des armes blanches (couteaux, ciseaux, etc.) et d'importantes sont d'argent en liquide.
D'après les premiers éléments de l'enquête, certaines cellules de la prison servant de bases pour piloter des activités criminelles à l'extérieur, notamment des arnaques en ligne via de faux sur les réseaux sociaux, du harcèlement, des usurpations d'identité et du trafic de drogue.
Un sergent-chef de l'administration pénitentiaire a été interpellé par le GIGN. Il était en possession d'argent liquide, de substances stupéfiantes et de téléphones. Présenté le 11 février 2026 par la Direction centrale des enquêtes judiciaires, il fait face à des accusations de complicité. Les autorités n'excluent pas d'autres complices parmi le personnel.
Les investigations se poursuivent activement pour démanteler ce réseau présumé, identifiant toutes les responsabilités internes et externes, et identifiant les flux. Cette action s'inscrit dans un effort plus large des autorités pour réformer le système carcéral, renforcer le contrôle et rétablir une gestion stricte au sein des prisons guinéennes.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos


