Drame de Djarabaka : le chauffeur du camion reconnaît une faute de conduite, les familles des victimes attendent justice
L'émotion reste vive à Mamou, plusieurs jours après le tragique accident qui a enduillé la localité de Djarabaka. Le bilan de cette collision meurtrière s'élève désormais à 16 morts, après le décès d'un blessé qui n'a pas survécu à ses blessures.
C'est dans ce contexte douloureux que le chauffeur du camion a mis en cause à comparer ce mardi 7 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de Mamou. Poursuivi pour homicide involontaire, Mamadou Saliou Diallo a été appelé à s'expliquer sur les circonstances de l'accident survenu le 29 juin dernier.
À la barre, le jeune conducteur a reconnu avoir roulé à une vitesse élevée au moment des faits. Une déclaration qui pourrait peser dans l'appréciation des responsabilités par la juridiction. Il a cependant soutenu que le drame n'était pas intentionnel et a contesté certaines accusations portées contre lui, notamment celle d'une fuite après l'accident. Selon ses explications, il aurait plutôt collaboré avec les autorités après les faits.
Interrogé sur son état avant de prendre la route, le prévenu a affirmé n'avoir consommé ni drogue ni boisson énergisante avant son départ.
Dans la salle d'audience, la douleur des familles était palpable. Les proches des disparus ont demandé que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les préjudices subis soient pris en compte. Un membre d'une famille endeuillée a notamment indiqué avoir perdu six proches dans l'accident et réclamer une compensation financière estimée à trois milliards de francs guinéens.
Après les premières discussions, le tribunal a décidé de suspendre les débats et de renvoyer l'affaire au 28 juillet 2026. Cette nouvelle audience devra notamment permettre la comparaison de la compagnie NSIA Assurances, en sa qualité d'assureur du véhicule impliqué.
Le dossier reste donc ouvert, alors que les familles des victimes espèrent que la procédure aboutira à l'établissement des responsabilités et à une réparation à la hauteur du drame.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos