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Guinée : le FRONDEG hausse le ton et brandit la menace d’un boycott du scrutin du 31 mai

20260425

Le Front national pour le développement (FRONDEG) a renforcé sa position à l'approche des élections prévues le 31 mai. Son président, Abdoulaye Yero Baldé, dénonce une série d'irrégularités qu'il juge suffisamment graves pour remettre en cause la crédibilité du processus électoral.

Au cœur des critiques : la fixation des précautions électorales. Le leader politique rappelle que, conformément aux dispositions du Code électoral, cette étape doit suivre une procédure concertée, impliquant notamment une commission financière pluraliste. Une exigence qui, selon lui, n'aurait pas été respectée, fragilisant ainsi les principes de transparence et d'équité.

Le FRONDEG pointe également des obstacles concrets rencontrés sur le terrain. Dans certaines circonscriptions, des représentants du parti affirment s'être vu refuser le paiement de leurs cautions par les services du Trésor public, sous prétexte de délais dépassés. Une situation jugée préoccupante, d'autant plus que le récépissé de paiement constitue une pièce indispensable à la validation des candidatures. Le parti rappelle par que la loi prévoit des mécanismes de régularisation ailleurs en cas d'insuffisances dans les dossiers.

Pour Abdoulaye Yero Baldé, ces faits ne relèvent pas d'incidents isolés mais traduisent plutôt des défaillances profondes du système électoral. Il estime que ces manquements pourraient nuire à la transparence et à la sincérité du contrôle, deux conditions essentielles à l'expression de la volonté populaire.

Face à ce qu'il considère comme une dérive, la FRONDEG appelle les autorités à rétablir un cadre conforme aux règles en vigueur, en garantissant un traitement équitable de tous les candidats et une gestion transparente du processus électoral.

À défaut de corrections rapides, le parti n'exclut pas de se retirer purement et simplement de la course électorale. Une éventualité qui, si elle se concrétise, pourrait peser sur le climat politique à quelques semaines du vote.

En filigrane, une interrogation demeure : peut-on organiser un examen crédible lorsque les règles censées l'encadrer sont elles-mêmes contestées ?

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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