Retour surprise du FRONDEG dans la course électorale : Semba Camara dénonce des irrégularités mais écarte toute menace
Le FRONDEG reprend sa place dans la course électorale. Après avoir claqué la porte du processus en dénonçant de nombreuses irrégularités dans la validation des candidatures, le parti affirme aujourd'hui avoir obtenu plusieurs corrections importantes ayant motivé son retour.
Dans une sortie médiatique, Semba Camara, chargé des questions électorales et membre du bureau politique du FRONDEG, a tenu à dissiper les rumeurs évoquant d'éventuelles pressions exercées sur la formation politique. Selon lui, aucune menace n'a été transmise aux responsables du parti.
« Nous n'avons subi aucune intimidation. Au contraire, plusieurs personnalités sont lieux nous demandant de revenir dans le processus », a-t-il expliqué.
Le responsable rappelle que le retrait annoncé précédemment ne signifiait pas un abandon définitif, mais constituait une protestation face à ce que le parti considérait comme des violations répétées du code électoral.
Parmi les principales contestations soulevées par le FRONDEG figurait le rejet de l'ensemble de ses candidatures dans les communes du Grand Conakry. Une situation que le parti jugeait inacceptable.
« Nous avions été exclus de toutes les communes du Grand Conakry. Nos listes avaient été invalidées », a déclaré Semba Camara.
Après plusieurs recours et échanges avec les autorités compétentes, le FRONDEG affirme avoir obtenu la réhabilitation de plusieurs candidatures communales et législatives initialement rejetées. Pour le parti, ces révisions représentent une avancée significative et expliquent sa décision de reprendre partie aux élections.
Le responsable politique insiste également sur le fait que les revendications de la FRONDEG reposaient exclusivement sur le respect des textes de loi. Il salue notamment le rôle joué par les institutions concernées ainsi que l'intervention de la Cour suprême dans la régularisation de certaines situations litigieuses.
« Nous sommes attachés au respect de la loi. Lorsque la Cour suprême se prononce, nous nous conformons à sa décision », a-t-il affirmé.
Pour Semba Camara, la participation aux élections demeure une nécessité pour toute formation politique aspirant à exercer le pouvoir.
« Un parti politique est créé pour conquérir le pouvoir. On ne peut pas espérer gagner une élection en restant en dehors du processus », a-t-il déclaré.
Malgré son retour dans l'arène électorale, la FRONDEG assure rester prudente. Le parti affirme maintenir une surveillance étroite du déroulement du contrôle et appelle ses représentants à continuer de signaler toute entorse à la loi électorale.
« Le combat pour des élections transparentes continue. Nos militants doivent rester attentifs et vigilants », conclut le responsable du FRONDEG.
Kogno Célestin Sagno Pour 224infos
