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Sortie médiatique de Damantang : l'OGDH demande au ministre de rechercher les auteurs de ces infractions

Me-Hamidou

Lors d'une conférence de presse, Me Hamidou barry de l'OGDH est revenu sur la déclaration du ministre de la sécurité sur la présence de balles dans le corps des citoyens. Selon lui, l'État doit cesser de se justifier et faire la lumière sur ces tueries.

«Voilà l'exemple d'une balle qui a été trouvé sur un corps et qui manifestement n'a pas été tiré, qui a été créé à l'aide d'une pince», déclare Albert Damantang Camara, ministre de la sécurité et de la protection civile en parlant des accusations de tirs à des balles réelles. Pour Elhadj Malal Diallo, vice-président de l'organisation de défense des droits de l'homme, l'État ne peut que se défendre.

«L'État ne peut que se justifier. L'État doit apporter des preuves pour que la justice fasse son travail », a fait savoir Malal Diallo.

Abondant dans le même sens, Me Hamidou Barry de la même organisation fait savoir de son côté qu'il n'a pas envie de répondre car ce n'est pas la première fois qu'il y'a des discours de ce genre. Tout ce qu'il souhaite c'est que l'Etat traduise ces citoyens qui ont agit ainsi s'il y en a devant la justice.

«Si ce sont des citoyens qui ont eu des balles dans les cadavres, que ces citoyens soient jugés devant les juridictions guinéennes. Ce n'est pas la première fois. Souvent on dit ce sont les manifestants qui se sont entretués. Si c'est entre civils et tueries, quel est le rôle de l'État? Du procureur de la République? Du procureur général? Des OPJ? Quel est leur rôle? C'est de rechercher les auteurs de ces infractions, appréhender les auteurs et les mettre à la disposition de la justice », s'est interrogé l'avocat.

Me Barry demande que le plus important ce n'est pas ces discours là mais la justice pour les victimes.

«Ce que nous demandons au ministère de la sécurité parce que c'est là-bas qu'il y'a des officiers de police judiciaire qui doivent mener des enquêtes, qu'on recherche les auteurs des crimes commis en Guinée depuis 2007», a fait savoir ce membre de l'OGDH.

Il explique que le rôle de l'État s'il s'agit de tueries entre civils comme ils le disent est de rechercher les auteurs et les mettre à la disposition de la justice.

Revenant sur les massacres de janvier et février 2007, Me Hamidou Barry informe qu'une plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Dixinn depuis mai 2012.

«Les victimes ont dénoncé les présumés responsables des massacres là. Ils sont encore dans l'affaire du 28 septembre 2009 et se promènent en Guinée. Qu'est-ce qui a été fait? ... si vous suivez certains de nos chefs, vous risquez d'être comme eux: ne pas dire la vérité, ne pas dire le droit », à expliqué Me Barry.

Pour lui, le combat continue pour les droits de l'homme et cela est plus important que tous ces débats.

Elisabeth Zézé Guilavogui


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