Disparition brutale de Khalima Gadji : le cinéma africain perd une étoile à 36 ans
Le monde du cinéma et des séries africaines est frappé par une immense tristesse. L'actrice sénégalaise Khalima Gadji, rendue célèbre par son rôle marquant de Marième Diall dans la série Maîtresse d'un homme marié, est décédée le 26 janvier 2026 à Dakar, à l'âge de 36 ans.
L'annonce, largement relayée sur les réseaux sociaux depuis la nuit dernière, a suscité une onde de choc au Sénégal et bien au-delà.
D'après plusieurs sources concordantes, notamment des médias locaux et des plateformes d'information en ligne, l'actrice aurait été victime d'un malaise soudain. À ce stade, aucune communication officielle n'a encore précisé les circonstances exactes de son décès. Rien n'indiquait, en tout cas, qu'elle souffrait d'une maladie de longue durée connue du public.
Née le 25 août 1989 à Dakar, d'un père sénégalais et d'une mère maroco-algérienne, Khalima Gadji a grandi entre plusieurs cultures, une richesse qu'elle revendiquait souvent dans ses interviews. Très jeune, elle fait le choix audacieux de quitter l'école pour se consacrer entièrement au mannequinat puis à la comédie. Une voie artistique qu'elle partageait avec son frère, l'acteur Kader Gadji.
C'est en 2019 que sa carrière prend une dimension exceptionnelle grâce à Maîtresse d'un homme marié, produite par Marodi TV. Son personnage de Marième Diall, femme libre, provocatrice et assumée, a profondément marqué les téléspectateurs. Si ce rôle lui a valu une immense popularité et des distinctions, dont un prix de la meilleure interprétation féminine aux Sotigui Awards, il a aussi déclenché de vives polémiques. Pour certains, Marième incarnait une modernité audacieuse ; pour d'autres, elle heurtait les valeurs traditionnelles sénégalaises. Khalima Gadji, elle, assume pleinement ce choix artistique.

Au-delà de la fiction, l'actrice s'était distinguée par son engagement personnel, notamment sur la question de la santé mentale. En 2021, elle avait participé au documentaire Don't Call Me Fire, dans lequel elle évoquait sans détour la dépression, les blessures intimes et les défis liés à l'identité. Une prise de parole courageuse qui avait profondément touché le public.
Depuis l'annonce de sa disparition, les messages d'hommage se multiplient sur les réseaux sociaux, du Sénégal à la Guinée, en passant par la Côte d'Ivoire et d'autres pays de la sous-région. Fans, artistes et anonymes saluent la mémoire d'une femme talentueuse et d'une actrice qui a osé bousculer les codes.
À l'heure actuelle, ni la famille de Khalima Gadji ni la production de la série n'ont communiqué sur les obsèques. Une annonce officielle est attendue dans les prochaines heures.
Khalima Gadji s'en va prématurément, laissant derrière elle une carrière brève mais intense, et un héritage artistique qui continue de faire parler et de marquer le paysage audiovisuel africain.
Inna Lillahi wa Inna Ilayhi Rajioun.
Que Dieu lui accorde Sa miséricorde et apporte du réconfort à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l'ont aimée.Paix à son âme.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos

