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Gbessia : Mamata Camara, 19 ans, une vie brisée le jour où elle devait être célébrée

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Ce lundi 2 février 2026 devait être un jour de joie pour Mamata Camara. Elle fêtait ses 19 ans. Mais au carrefour Sérèmah, dans la commune de Gbessia, la fête s'est transformée en drame. La jeune élève a perdu la vie dans un violent accident de la circulation, laissant derrière elle une famille effondrée et une communauté sous le choc.

Mamata était en classe de terminale Sciences expérimentales. Comme chaque matin, elle quitte la maison pour l'école, sans savoir que ce serait la dernière fois. Sa mère, Mme Djénabou Tély Baldé, se souvient encore de ce moment banal, devenu aujourd'hui insupportable à revivre. Avant de partir, Mamata reçoit son argent de transport. Plus tard dans la matinée, elle appelle à nouveau : un match interclasses est prévu et l'achat du maillot est obligatoire. Sa mère lui envoie l'argent, sans hésiter.

Les cours terminés vers 14 heures, Mamata rentre à la maison. Elle est vivante, souriante, pleine d'avenir. Quelques heures plus tard, tout s'effondre.

Dans la soirée, un appel vient briser le silence familial : Mamata a été victime d'un accident à Sérèmah. Sa mère se précipite sur les lieux, mais une faute l'empêche d'approcher. Elle est ramenée à la maison, désemparée, sans réponse. Puis, quelques minutes plus tard, le bruit d'une ambulance déchire la nuit. À cet instant, l’espoir s’éteint.

Selon les informations recueillies, Mamata se trouvait à bord d'une moto lorsque celle-ci est entrée en collision avec un camion. Le choc a été d'une violence extrême. La jeune fille est décédée sur place.

Scolarisée au groupe scolaire EBAT de Sangoyah, Mamata nourrissait des rêves simples mais précieux : terminer ses études, réussir, rendre fièrement sa famille. Des projets désormais figés dans le silence de l'absence.

Brisée par la douleur, sa mère lance un cri du cœur. Un appel à la responsabilité, surtout à l'endroit des conducteurs de taxi-motos, qu'elle accuse de rouler trop vite, sans mesurer les conséquences. « Trop de vies sont perdues sur nos routes », dit-elle, la voix tremblante.

Le corps de Mamata Camara reste pour l'heure entre les mains des autorités. Mais son absence, elle, pèse déjà lourd dans les cœurs. Dans sa famille, à l'école, et dans toute la commune de Gbessia, une question demeure : combien d'autres anniversaires devront encore se transformer en tragédies ?

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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